Les tartines par date

avril 2010
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Koala en Australie

Je ne résiste pas à poster ces 2 clichés de Koala, trouvés au Cap Otway, sur la côte Sud de l’Australie. Un deuxième, juste pour le plaisir… même si ces bêbêtes ne sont pas très souriantes.

Partir en vacances en bus

Partir en vacances en bus, c’est bien, moins cher et comfortable, surtout quand il y a la clim, mais il arrive parfois que le départ soit quelque peu laborieux :

Pour expliquer la situation : ce magnifique bus avec lequel « you can travel with comfort » s’est retrouvé bloqué par l’arrière sur le dénivelé de la rue. Voilà ce qui arrive quand le bus est trop long à Singapour. Le chauffeur tournait désespéremment autour de la bête, cherchant le moyen de la dégager sans trop rayer la peinture en discutant âprement avec son collègue.

Tout ça pour dire que voyager en bus à Singapour relève de la vraie aventure et donc je dédie ce post aux routards du monde entier qui se déplacent en bus.

Que faire à Singapour ?

Ceux qui arrivent à Singapour comme suiveur de leur conjoint expatrié se posent souvent la question de travailler ou ne pas travailler. Je ne veux décourager personne, mais, selon moi, ne pas travailler est une option à considérer, surtout si l’on sait d’avance que le séjour sur place sera de courte durée. Par courte durée, j’entends moins de deux ans. En effet travailler, c’est très bien, valorisant, intéressant, épanouissant, etc etc mais mais mais ….

1/ 20 jours de vacances par an, c’est vraiment pas beaucoup quand on vient du pays des RTT à gogo.

2/ les salaires ici ne suivent pas toujours même si malheureusement je manque de données plus précises sur ce sujet.

D’autres solutions sont alors envisageables :

1/ Faire des bébés, et non on rigole pas, il y a un taux de naissances record à l’Ambassade, c’est l’Ambassadeur qui nous l’a dit en personne il y a 2 ans. Moi je n’en ai pas fais, je ne sais plus comment on fait. Joker !

Hormis le fait que l’on reste 1 jour, voire 2 exceptionnellement, à l’hôpital, faire des bébés ici n’est si bête quand on sait qu’une gentille nounou à temps complet (jours et nuit réunis sauf le dimanche) vous attend pour vous chouchouter à la maison pour une somme  modique comprise entre 400 et 600 Dollars.

2/ Voyager avec les miles acquis par Mon Chéri au cours de ses nombreux déplacements. Car, Singapour est la ville des conjoints d’expatriés solitaires la semaine, pour cause de déplacements professionnels nombreux. Pour ceux qui n’ont pas d’enfants ou des enfants autonomes ou une maid efficace (la revoilà), il y a bien sûr l’option d’accompagner Mon Chéri dans ses déplacements intra-Asie. Je l’ai fais bien souvent, c’est le pied… Comment acquérir des miles d’avion : http://www.singaporeair.com/saa/en_UK/index.jsp

3/ Se former dans les nombreuses institutions de prestige que compte la Cité Etat: un petit tour à l’INSEAD (à faire financer par sa boite avant de partir de préférence), apprendre le chinois (avoir un bon cerveau), peaufiner son anglais au British Council, se lancer dans les Beaux Arts à Nanyang Academy ou à Lassale College of Arts, fabriquer des bijoux ou devenir Coach (sauf que bientôt il y aura plus de coachs que de gens à coacher d’où problème)…. l’offre est grande et variée.

http://www.insead.edu/discover_insead/Newsroom/fr/2008_phd_sg_VF.cfm , http://www.nafa.edu.sg/, http://www.lasalle.edu.sg/

Là encore toujours prévoir un petit budget (certaines boites financent dans le cadre du soutien à la mobilité) et vérifier la qualité des enseignements fournis.

4/ Monter sa société, en deux jours l’affaire est réglée, après il faut travailler certes, mais on choisit ses dates de congés. Beaucoup le font, ça doit être un bon filon si on a une bonne idée, comme coach ou spécialiste de l’interculturel ! http://www.spring.gov.sg/NewsEvents/ITN/Pages/Singapore-a-great-place-to-start-and-grow-a-business-20100202.aspx

5/ Faire du bénévolat, extêmement valorisé par nos amis singapouriens qui vivent dans une logique anglo saxonne. Si l’on a la fibre pour le social, c’est le moment de se lancer : on est utile à aider les pays de la sous région sans mettre les mains dans le cambouis et l’on voit les horreurs de la guerre d’assez loin, ce qui n’est pas plus mal pour les âmes sensibles qui sommeillent en nous.  http://www.nvpc.org.sg/pgm/others/nvpc_f_default_public.aspx

Celles qui rêvent de tout savoir sur les différentes cultures asiatiques n’hésiteront pas à devenir guide bénévole au Friends of Museum, où après une formation de haut niveau, elles pourront parfaire leur connaissance de la langue de Shakespeare en guidant des touristes et des singapouriens. http://www.nvpc.org.sg/pgm/others/nvpc_f_default_public.aspx

6/ Glander pour de vrai et jouer à l’archétype de la  femme d’expat vu par ceux qui ne sont jamais partis : passer de la piscine à la manucure, après une pause massage et avant d’enchaîner sur un afternoon tea au Fullerton et une séance shopping sur Orchard. Revenir ensuite pour embrasser maternellement vos enfants chéris, qui vous attendront sagement dans leur lit, ayant dîné d’un repas bio, fait leurs devoirs,  siroter un verre chardonnay en attendant le retour de MON CHERI!!!!!!!!

Pas de site à conseiller, il faudrait l’inventer…

7/ J’oubliais  : s’abonner à Tartouille Expat et lire et relire ses fabuleux posts : http://expat.cfacile.net/, au passage merci à tous ceux qui sont déjà abonnés et à tous ceux qui me soutiennent !

Toi tu vas finir sur un blog…

C’est ce que j’ai annoncé ce matin à mon adversaire avec qui j’ai lutté hier soir pendant au moins 5 minutes avec ma bombe.

Malgré un stress intense et une frayeur sans nom, le monstre a finalement été terrassé. Le voici à l’échelle d’une petite cuillère pour que vous, mes lecteurs préférés, vous rendiez compte de mon courage.

Cafard singapourien dans une cuisine

Courage acquis sur un autre continent, n’oublions pas que moi j’ai fais l’Afrique ! où d’ailleurs on ne trouvait pas un, mais une multitude de cafards, de cette même taille, oeuvrant dans les recoins extérieurs des canalisations.

J’ai soulevé une fois la trappe de l’accès au robinet d’arrêt du jardin pour tomber sur cette racaille. Là, mon courage avait failli sérieusement devant un paquet de 500 cafards grouillant dans tous les sens et je me souviens avoir relâché la trappe aussitôt et m’être enfuie en courant et en hurlant telle l’héroine de base dans un film d’horreur.

Tout ça pour nous rappeller que  Singapour, malgré son côté aseptisée, est bien située près de l’Equateur, là où les cafards sont nourris aux hormones et mesurent 15 fois la taille de leurs homologues européens. Et à des tous mes détracteurs, je dis, Oui la cuisine était propre, la femme de ménage est passée hier avec sa serpillère pas si magique que ça.

La bête était coriace, elle bougeait 12h après l’attaque musclée à la bombe insecticide. La preuve en image ci dessous, où l’on note une position différente des pattes.

Nature morte du cafard au pot de yaourt

C’est  une vraie aventure d’être femme d’expat, frissons et sueurs froides garanties… Allez, une petite manucure pour se remettre l’esprit en place !

A Singaporean in Paris

jusqu'au 24 avril au DBS Arts Center

Si vous avez envie de vous changer les idées, d’écouter des bonnes vieilles chansons françaises en français et en anglais, allez voir au DBS Arts Centre, la comédie musicale « A Singaporean in Paris », créée et produite par Nathalie Ribette et sa compagnie Sing Theatre. La Mama d’Aznavour est parfaite en anglais et s’insère avec délicatesse dans cette succession de tableaux décrivant l’arrivée et la vie d’un jeune artiste Singapourien à Paris. Hossan Leong tient avec beaucoup de brio et d’humour  le rôle principal de ce spectacle très distrayant qui mérite totalement l’appellation de comédie musicale, où les clichés de nos petites différences culturelles sont habilement traités : le rice cooker, les grèves, la relation au travail…. je n’en dis pas plus.

J’ai particulièrement aimé la description du singapourien en manque de Durian, qui m’a rappellé mon émotion lorsque j’ai savouré un camembert transporté avec le plus grand soin dans les soutes d’Air France, conservé au congélateur pour être ensuite  fraîchement décongelé pour une grande occasion en Afrique du Sud. Savourez !