Les tartines par date

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Détective privé

L’infidélité est un des problèmes de l’expatriation, et on en parle de plus en plus dans les chaumières. La preuve en ligne, l’excellent site Femme Expat invoque ce mois ci la nécessité de préparer son couple avant l’expatriation pour éviter les crises : http://www.femmexpat.com/lesarticles.php3?id_rubrique=21&id_article=1127. Il parait que 3 couples sur 5 ne résistent pas à l’expatriation ! A vérifier…

Les tabous se lèvent, on invoque comme raison l’ennui du conjoint suiveur qui ne trouve pas de boulot, ou l’exotisme séduisant des belles locales ou mieux encore, pour vous Mesdames,  la drague active des beaux en mal de blancheur, un témoignage sympathique de Cécile à Bombai le prouve encore, elle qui en a marre  des jeunes indiens obsédés par la jeune « white girl friend ». (http://www.femmexpat.com/lesarticles.php3?id_rubrique=77&id_article=1124). Ca marche aussi pour les vieilles « White Women » ?

L’expatriation est dangeureuse en matière conjugale, mieux vaut prévenir que guérir et savoir ou l’on va, les coachs et les nombreuses formations de développement personnel peuvent nous aider à clarifier la situation de notre couple etc etc.

Malheureusment, il peut arriver que malgré toute notre bonne volonté et nos efforts, notre cher et tendre soit tenté d’aller voir ailleurs. C’est là que nos amis singapouriens ont trouvé le truc pour pincer le conjoint volage : le détective privé pour attrapper sur le vif le coquin ou la coquine. J’imagine que ce genre de business est développé dans d’autres pays mais j’ai été particulièrement frappée ces derniers temps par le nombre de publicité sur les taxis et sur les bus de la ville. Promis, la photo arrive bientôt…

J’ai donc été chercher sur Internet « catch your cheating spouse », et suis tombée sur une société de sécurité très sérieuse, créée et composée d’anciens membres des forces armées et même d’un ancien directeur de prison, ça ne rigole pas, et je n’aimerais pas trop être « catchée » par ces messieurs… http://www.catchspousecheating.sg/abtus.asp

Je continue ma recherche pour voir les services proposés pour attrapper l’époux volage et je tombe sur ça : les 4 signes qui ne pardonnent pas et qui sont le signe d’un adultère latent.

(extrait de : http://www.catchspousecheating.com/)

« Before you read on, you should be aware of the 4 most common signs of cheating:

1. Suspicious cell phone behavior. Perhaps your partner has been hiding their cell phone, or quickly ducking into another room to take phone calls?

2. Smelling of another person’s perfume or cologne. Noticed this? Or has your partner suddenly started doing their own laundry at strange hours?

3. Popping out at strange hours. Perhaps working late nights when they didn’t use to? Or going to see some friend that you’ve never heard of?

4. Their internet history constantly being deleted and suspicious behavior when checking email and during online chatting.

Personnellement, j’aime beaucoup le point 2 : « est ce que votre partenaire fait sa lessive à des heures étranges ? » Je ne vois pas trop Mon Chéri laver ses chaussettes tout court !

Tout ça pour dire que si on ne parvient pas à  prouver seul que notre partenaire nous trompe, il est temps d’employer les grands moyens, à savoir les services de l’agence Catch Your Cheating Spouse.

Sur le coup, tout cela m’a fait bien rire, mais en y réfléchissant bien je me dis que l’existence même de ce genre d’agence, encourage les unes et les autres à faire preuve de suspicion exarcerbée, créant un climat de méfiance entre conjoints peu propice à la réconciliation. Si on a même plus droit de laver ces chaussettes à des heures indues ou d’effacer les mails débiles des copines sans se voir accuser d’adultère dans la foulée, je dis : dans quel monde allons nous ?

Sécurité des expatriés

Mon premier post vidéo pour rappeller que l’expatriation n’est pas toujours une partie de plaisir. Mieux vaut être au courant avant de partir.

Il est vrai que tout cela peut en refroidir plus d’un, d’un autre côté dans les pays dits dangereux, la prime d’expatriation est plus conséquente, sans parler des avantages en nature : qui n’a jamais rêvé d’un Hummer blindé pare balles pour aller faire ses courses au Carrefour ?

Comment garder son mari en expatriation…

Vaste sujet me direz-vous, mais j’ai décidé aujourd’hui de dire la vraie vérité à savoir : l’expatriation, ça peut être très dangereux pour les couples. Imaginez le tableau :

La famille Chabada part en expat, Monsieur est nommé grand chef dans une contrée lointaine, Madame abandonne son douillet cocon, ses petites habitudes et son job. Notez que ça peut être l’inverse mais c’est tout de même plus rare, on ne le dira jamais assez.

Les petits nains chéris s’arrachent aussi de leur terre natale, mais heureusement ils ont le droit d’emporter avec eux leur doudous. Avec un doudou, on voyage partout….

Arrivée dans les terres hostiles, la famille Chabada plante son tipi. Monsieur Chabada délaisse à Madame le soin d’organiser la vie quotidienne, ranger les provisions de la chasse dans les placards du tipi, délimiter le périmètre de sécurité et de jeux pour les nains Chabada, dire bonjour à la voisine du tipi d’à côté, bref toutes ces petites tâches matérielles et quotidiennes qui feront sans nul doute, pense t-il, le bonheur rassurant de Madame Chabada. Pendant ce temps là, Monsieur Chabada part à la chasse, en gros il part bosser dans un bureau avec un air important.

Quel bonheur pour Madame Chabada : en partant dans des contrées exotiques,  son Chabada Chéri est devenu grand chef ! Enfin !

Mais malheureusement, un grand chef Chabada, qui chasse sur des terres vierges, est une proie très convoitée par toutes les tigresses du coin. Et Madame Chabada n’est pas tout à fait une tigresse, du moins pas encore… Elle n’en est pas plus gourde et au bout d’un certain temps à ruminer dans son tipi, Madame Chabada se rend compte que son Chabada chéri a le regard qui s’égare en direction des tigresses sautillantes. Deux solutions s’offrent à elle : baisser les bras ou se battre:

A/ Baisser les bras et renoncer à reconquérir Monsieur Chabada, c’est justement ce qu’elle attendait car elle aussi a repéré de son côté un jeune lion qui rode tous les jours autour du tipi … Mesdames, je vous laisse fantasmer sur tous les beaux hommes exotiques que vous avez déjà croisés…

B/ Se battre et ne pas laisser son Chabada Chéri dans les bras d’une entreprenante tigresse. Tous les moyens sont bons, analyse en 10 points, ça marche aussi quand on n’est pas expatriée:

  1. Le rendre jaloux en jetant son dévolu sur un jeune lion ou un vieux singe toujours séduisant, en faisant semblant bien sûr !  Au bout d’un moment, Madama Chabada risque de se retrouver dans la situation A, après tout c’est bien fait pour Monsieur Chabada
  2. Allez chasser à sa place, faire en sorte qu’il perde son boulot et en retrouver un pour soi. Fatigant ! Madame Chabada était justement bien contente de décorer son tipi, du moins au début.
  3. Ne pas le laisser partir seul, l’accompagner à la chasse, et dans tous ses déplacements, ou même, ne pas proposer et y aller d’office. Bref sortir ses griffes et montrer qui est le vrai chef dans la famille Chabada !
  4. Le mettre devant les conséquences de ses actes : c’est moi ou la tigresse, je repars au pays voir ma Maman. Attitude risquée, plus d’une sont reparti illico presto avec leur valise. C’est aussi risqué pour  Monsieur Chabada qui se rend rapidement compte, qu’avec sa jolie tigresse, il a hérité d’une nouvelle famille de 35 personnes à entretenir ! Il se met même à regretter son ancienne belle-mère, Mamie Chabada et est rapidement mis en demeure de verser la pension. Bref il est presque ruiné.
  5. Semer la zizanie en présentant à Monsieur Chabada d’autres tigresses, ça peut être très drôle. Ne pas y prendre goût.
  6. Rester Zen et attendre que ça passe, mais accueillir le soir glacialement Monsieur Chabada qui finira par se poser des questions et engagera peut-être la conversation voire une opération de reconquête.  C’est la solution psy, il faut y croire…
  7. Se faire une vraie fausse petite déprime histoire qu’on s’occupe enfin de vous mais ne pas sombrer dans la vraie dépression.
  8. Acheter  Monsieur Chabada, en avoir les moyens, et lui faire comprendre qu’on est beaucoup plus riche que sa tigresse. Au besoin, s’inventer un héritage.
  9. Jouer le sentiment à l’extrême et mettre en avant le malheur causé par Monsieur Chabada qui rend affreusement désespérés ses petits nains chéris, même s’ils ont leurs doudous. Il sera également responsable de leur futur échec scolaire et de leur incapacité à stabiliser leur vie affective, autant cupabiliser dans les grandes largeurs.
  10. Le séduire par des moyens extrêmement coquins et des poses suggestives, à mettre en pratique sous le tipi ou ailleurs. Se munir d’accessoires, on en trouve partout dans le monde et passer vigoureusement à l’action. Après tout, on a toutes une tigresse qui sommeille en nous. C’est à mon avis la meilleure solution, mais la décence m’oblige à m’arrêter là.

Bon, enfin, ça n’arrive pas tous les jours ce genre d’histoire mais on n’est jamais trop prudent. Mesdames Chabada, restez vigilantes dans votre tipi et surveillez tout cela discrètement mais sûrement. Le conseil vaut pour vous aussi Messieurs Chabada. Bonne nuit à tous et bonne journée à ceux qui partent chasser.

Carrefour, parfois je négative

Pas tout le temps il est vrai mais aujourd’hui je me sens l’âme d’une ménagère de plus de 40 ans frustrée. Normalement quand on est une ménagère de plus de 40 ans, on est la chouchoute des directeurs de magasins, la diseuse de bonne aventure des pros du marketing, le porte monnaie à pattes, bref on se sent aimée !

Et pourtant la réalité est tout autre. Plus le temps passe, plus mes expéditions au Carrefour prennent l’allure d’un parcours de combattant ou d’une dépression en live.  Hier nous avons atteint, Carrefour et moi, le summum de l’incompréhension. Voici mes griefs :

1/ j’aime bien l’Asie mais la musique chinoise à fond les mannettes, en boucle permanente, me tape sur les nerfs, surtout quand on tombe sur un caddie qui roule mal.

2/ toutes les semaines les produits changent de place comme par magie. Je les soupçonne de se déplacer la nuit, insatisfaits de leur position, histoire de voir de nouveaux horizons. Le produit le plus mobile du Carrefour est la compote, allez savoir pourquoi, elle est passée du rayon conserves, au rayon biscuits, puis confitures et maintenant elle a atteri dans les bonbons et sucreries. A mon avis il y a un problème de fond quant à la classification de ce produit, problème qui mériterait un débat approfondi de personnes compétentes. (c’est creux comme phrase mais ça fait bien).  En 3 mois les compotes ont parcouru pas moins de 70 m, pas mal pour une compote non ? Bilan de la course, je cours après les compotes avec mon caddie.

3/ des produits disparaissent : en ce moment c’est la moutarde et la ratatouille. Et comment faire quand on est une bonne ménagère expatriée et française pour vivre sans moutarde ! Le pire c’est que peu de temps avant la disparition de la moutarde, Carrefour offrait des supers promos dilapidant des stocks entiers de bonnes moutardes bien fortes à 1,5 dollar. Désormais je noie mon chagrin moutardesque dans de la  moutarde à 8SGD, moins de 10 pots hier au rayon moutarde.

4/ d’autres produits sont en totale rupture : hier c’était les yaourts et  les pâtes feuilletées. L’avion n’est pas arrivé (ceci dit la semaine dernière non plus, bizarre) .  Après 10 ans d’expat, on attend avec impatience l’heure hebdomadaire du yaourt, vendu tout de même à 7SGD soit 3,5 Euros les 4 yaourts nature de base marque Carrefour. Ok ils sont bons, ils sont chers, mais on est une ménagère frustrée du yaourt alors on investit et on le déguste en 10 minutes ! Et quand le yaourt ne se montre pas vaillant au petit rayon frais, prêt à être happé par une main impatiente,  le désespoir nous envahit. Profitez, français de France, de vos rayons engorgés, que dis-je, dégoulinant de yaourts, vous ne savez pas à quel point ce produit est rare. Finalement faire ses courses c’est un TP d’économie, on voit à quel point la rareté fait le prix…

Imaginez ensuite la déception de mes nains chéris quand je leur annonce qu’il n’y a plus de vrais yaourts, les larmes coulent ! J’ai l’impression d’être une mère misère incapable de nourrir ses poussins piaillant dans le nid.

Revenons à nos courses, on descend l’étage épicerie, on quitte l’odeur du durian, la musique chinoise est toujours là et on se dirige tranquillement avec un chariot rempli à ras bord (en fait de poussins, j’ai des ogres) vers la caisse. Au passage on craque devant une petit short ras les fesses, manque de bol il n’ont pas le XXL, ce n’est pas aujourd’hui encore qu’on va se remettre au sport, non pas par manque de volonté mais par manque d’équipement ! Je précise pour mes lecteur français que le XXL asiatique est un M en Europe, mais je frôle le hors sujet. Donc on poursuit son trajet et on arrive devant les caisses.

5/ Une fois de plus Carrefour vous déçoit, il est 12h30 mais les livraisons, c’est fini pour aujourd’hui.

Arggh. Je tente alors une négociation à la française du genre :  » c’est un scandale, vous indiquez que les livraisons ont lieu jusqu’à 3PM et il n’est que 12PM – un peu de mauvaise foi – » Maamm (ça veut dire Madam !) it’s upon avaibility » . La disponibilité des livreurs, c’est comme l’informatique dans l’administration française, ça a bon dos pour tout ce qu’on a pas envie de faire au jour dit. Mais la dadame ne sait pas qui elle a en face d’elle (même si je crois que je me suis fais repérer…) Donc comme je suis une française entraînée à râler je passe à la phase 2, et je gémis : « vous comprenez il faut absolument me livrer aujourd’hui, demain l’accès à mon immeuble est bloqué » ou alors « j’ai de gros problèmes de dos, j’ai mal aux cheveux , au genou etc etc, ma grand-mère est malade, mon mari va me quitter si vous ne livrez pas aujourd’hui » .

Le résultat est variable, c’est un peu à la tête du client ! Heureusement pour moi et pour les finances de Carrefour, hier, c’est passé, sinon je crois que j’aurais laissé mon caddie sur place sans payer ! C’était le blues de la ménagère, ça fait du bien de temps en temps et demain j’irai au Cold Storage. Inch Allah comme disent les guinéens !

Annonce du Nouvel An

Comme chaque année dans tous les pays du monde, les dirigeants annoncent la couleur de la nouvelle année et leurs grands objectifs.

 A Singapour, sur fond de crise latente, le message est clair, tiré du Strait Time du 1er janvier : Singaporeans come first for Govt. Les Singapouriens sont donc la « top priority ». On comprend bien que le soutien en matière d’emploi, de formation ou d’aide sociale soit essentiel pour les Singapouriens, qui restent prudents devant la relative amélioration de la situation économique mondiale, et ils ont bien raison, la partie n’est pas gagnée.

 Le petit détail qui change par rapport à l’an dernier concerne directement les travailleurs étrangers de Singapour : j’ai ainsi appris que l’emploi résident a augmenté de 20000 (personnes j’imagine) alors que l’emploi des étrangers a baissé d’exactement 20 000, pour les 3 premiers trimestres de 2009.  Derrière le vocable étranger, on rassemble tous ceux qui construisent des immeubles, les maids philippines, les nombreux détenteurs de petits boulots, du genre laveurs de voiture, et les expatriés. Etant donné que les immeubles ne cessent de pousser dans la ville,  je pense que les plus touchés par ces mesures vont être les expatriés, notamment ceux qui étaient embauchés sur des missions à durée déterminée ou sur des projets qui sont de plus en plus différés.

Beaucoup, une fois virés, cherchent de nouveaux contrats locaux et se voient opposer la mention Singaporean Only. D’autres essaieront sans doute de devenir résidents, mais là encore les accès au statut de résident vont sûrement diminuer, si ce n’est déjà fait. Reste le départ de la cité du Lion, et à vrai dire le mouvement est déjà largement entamé : mauvaise nouvelle pour les expat qui restent ; ils doivent se ruiner en cadeaux de départ et n’en auront plus quand eux partiront, faute de généreux donateurs. Il va falloir inventer le pot de départ éventuel… Je suis sûre que le Premier ministre de Singapour n’a pas pensé du tout à cet épineux problème de cadeaux de départ en annonçant ses mesures pour 2010.

Bonne année tout de même  !