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décembre 2009
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Phoenix Arizona

On comprend assez bien lorsqu’on se trouve à Phoenix, Arizona, pourquoi l’opinion publique américaine ne se sent pas très pressée de se mobiliser autour des problèmes de réchauffements climatiques.

1/ de toute façon ici il fait déjà très chaud, et rien ne pousse à perte de vue

2/ c’est globalement vide et même si Phoenix est une ville très étendue, je pense qu’elle pourrait tenir à la verticale dans un petit bout de Shanghai. Donc on respire fort bien à Phoenix.

3/ on a beaucoup de mal à imaginer une forêt amazonienne en pleine déforestation, par contre je peux imaginer maintenant le sud de la France planté de cactus géant.

Certes Phoenix, Arizona, ne représente pas l’ensemble des Etats Unis, mais je pense que l’on se rend compte ici de l’étendue du territoire américain et l’on se sent un peu perdu dans un bout du monde, où rien ne peut vous arriver, même pas le réchauffement climatique.

Rien que pour cela, ça valait le coup de faire 19h d’avion depuis Singapour, ce qui est, je le sais, écologiquement très choquant.

Shanghai, une chinoise vers l’occident

Petit cliché en attendant le feu vert dans une rue de Shanghai qui résume bien l’évolution ultra rapide que connaît la mégalopole chinoise. Etrange ville, en mouvement perpétuel qui parvient à conjuguer son attachement à la Chine  Populaire et qui retrouve son caractère de ville internationale d’antan. Avant l’exposition universelle de 2010, Shanghai est en pleine effervescence mais reste chinoise, à la fois séduisante et intrigante.

East meets West

Jouer à Singapour

Bien que le jeu soit interdit à Singapour, du moins à ma connaissance, j’ai déniché dans les présentoirs d’un temple bouddhiste, ce petit prospectus tout à fait édifiant sur les méfaits du jeu.

Gambling in Singapore

 

L’image est forte, on utilise une gentille petite fille totalement brimée avec son gros cochon rempli d’économies qui va bientôt être brisé, et voici quelques extraits traduits et commentés des explications qui se trouvaient à l’intérieur.

« L’addiction  au jeu peut conduire à de sérieux problèmes pour les joueurs et leur familles. » Tout le monde est d’accord avec cela. Pragmatiques, nos amis singapouriens précisent que « le problème croit de façon proportionnelle avec le montant des sommes mises en jeu ». Et oui, petites pertes ou gains, petits problèmes, grosses pertes ou gains, gros problèmes…

Question suivante : comment les problèmes liés au jeu commencent ?

Explication : Il y a trois phases

1/ on gagne,  jouer est un passe temps social où les joueurs font leur première expérience excitante de gains. En Asie, tout commence par le Mah Jong et c’est comme tout, les première fois, ça fait vibrer…

2/ le joueur commence à perdre et doit jouer de plus en plus pour rattraper ses pertes. Sauf s’il décide de s’arrêter… ou de se mettre au Monopoly.

3/ Desperation, i.e total désespérance, la vie du joueur rentre dans une spirale sans fin faite de remords et de sentiments de ne pouvoir s’en sortir. La nature humaine est décidément faible. Heureusement à Singapour on a des solutions, appeller le numéro 1800 6 668 668, Stop Problem Gambling. (d’ailleurs tout cet article vient de la pub pour ce  service)

Et comme les singapouriens sont des grands organisateurs, ils nous donnent les signes caractéristiques des joueurs dépendants, comme cela vous pourrez les reconnaitre dans la rue ou dans votre entourage et appeller le numéro ci dessus. Voici les signes avant coureur :

1/ on joue plus longtemps que prévu, c’est foutu pour moi, je suis capable de jouer aux cartes jusqu’à point d’heure

2/on joue jusqu’à ce que le dernier dollar soit dépensé. Là je dis que ce n’est pas tout à fait vrai, certains laissent sur la table de poker leur montre, leur chemise, les clés de la BM, ses chaussettes et je m’arrête là pour ne point choquer. Je recommende à ce sujet le très bon film « le Coach » qui passe sur les télés d’Air France.

3/ En plus de perdre son argent, on perd le sommeil, on déprime et on peut même aller jusqu’au suicide. Pas cool. Pas envie de commenter.

4/ On joue de l’argent prévu pour d’autres dépenses, mais qui peut honnêtement dire qu’il  n’a jamais craqué sur 4 paires de pompes dans une crise d’achat compulsif pour économiser ensuite sur les céréales de ses enfants chéris et leur servir des pâtes à l’eau.

5/ On essait plusieurs fois sans succès d’arrêter le jeu. C’est comme la clope, la bouffe, le shopping, le travail, l’alcool, la drogue etc etc, bref ici on définit l’addiction, rien à dire de plus.

6/ On emprunte de l’argent pour jouer. ou pour s’acheter  un appartement en Europe ! 

Voilà, nous savons tout sur le jeu et les méfaits qu’il procure, ce n’est pas inutile de revenir de temps en temps aux réalités de ce monde et de faires des piqûres de rappel de moralité. Ceci dit,  je me dis que pour être un financier qui rapporte beaucoup d’argent en faisant des placements risqués, il faut avoir l’âme d’un joueur. Quand on pense que Singapour est une place financière non négligeable dans ce petit monde, on peut faire un parallèle rapide entre la mentalité du joueur de Mah Jong et l’activisme financier de certains. Voilà mon explication réductrice à deux balles de la richesse de cet Etat, comme les singapouriens ne peuvent pas jouer, forbidden, ils font des affaires. Le hic, c’est qu’ils vont bientôt ouvrir un casino géant !

Li Chen, derniers jours au Singapore Art Museum

A voir absolument ce week-end, les oeuvres de Li Chen exposées au Singapore Art Museum et dans les jardins du SMU, Singapore Management University, situés juste en face du SAM. Ce sculpteur taïwanais étonnant, bouddhiste fervent, réussit un tour de passe passe en créant une sensation de grande légèreté avec des statues de 2 tonnes, en déséquilibre physique. L’ensemble est miraculeusement harmonieux et même si l’on apprécie pas le style Bidibule, on ne peut qu’être étonné de la prouesse technique. Chacun se fera son propre jugement sur la chose.

Li Chen, Floating Heavenly Palace

Pour en savoir plus, le site de l’artiste :

http://www.lichensculpture.org/4lichen.php

Lorong Buang Kok

Lorong Buang Kok

Situé au Nord de Singapour, entre Seletar et Ang Mo Kio, Lorong Buang Kok est le dernier village malais typique de Singapour. Le GPS indique qu’il n’y a plus de route pour s’y rendre et en effet, le village est constitué d’une quinzaine de petites maisons typiques et de trois petits bouts de pistes en terre, pas de quoi sortir le 4X4. Le charme de cet endroit est indéniable, il permet d’imaginer l’ancienne vie des singapouriens avant les HDB et les tours modernes. Quelques chiens trainaient, des enfants riaient en pyjama à 5 heures du soir au milieu des papayers, et le joyeux bric à brac des petites cours sous les varangues m’a fait regretter de vivre dans un appartement aseptisé. Bref, Kampong Buang Kok est un lieu magique, on a bien pensé à nos amis gaulois Astérix et Obélix.