Les tartines par date

décembre 2017
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Les toits de Londres

Parce qu’on ne parle que des toits de Paris, j’ai voulu photographier ceux de Londres et mettre en valeur la courbe de Regent Street

On notera un flou artistique à la David Hamilton. En parlant de David, on imagine  l’armée de soubrettes ayant logé dans ces chambres de bonnes valant aujourd’hui une jolie petite somme, flou dû en réalité à un manque de lumière, étant donné que j’admirais les couleurs du ciel anglais, dignes des cieux de William Turner.

 Ca change des couchers de soleil sur fond de mer non ?

Se dépayser à Singapour

30° et un ciel nuageux depuis une semaine, rien de tel pour dégouliner chaque jour un peu plus  dans une moiteur erreintante où chaque mouvement sous le soleil devient difficile. Les jambes sont lourdes, le cerveau ralentit, le blog reste en panne, c’est la catastrophe.  

Aujourd’hui, grand week-end de beau temps, la chaleur est encore plus accablante et j’ai enfin trouvé le moyen de lutter contre ce climat usant. Mes gentils lecteurs de France doivent me trouver bien râleuse, mais en bonne française, je ne me renie pas, donc je me plains de mon quotidien.

Bon bref,  j’ai trouvé la solution pour recréer des saisons quand il n’y en a plus et que l’on en peut plus du climat tropical, et cette solution est pas chère, pratique et réversible. Point besoin de creuser une piscine dans son jardin, il suffit d’un bon climatiseur réglé à 18°. Je sais, 18°, ce n’est pas une température d’automne français mais ce qui compte c’est l’écart thermique avec son environnement quotidien.

Ensuite on s’habille avec la tenue adéquate à savoir :  un vieux jean bien doux, une paire de chaussette, un col roulé, sur lequel on enfile une robe de chambre sans oublier les charentaises. Les puristes rajouteront le petit bonnet de laine avec un pompom. Côté alimentation, on oublie les salades fraîcheurs de pamplemousse et crevette et on mitonne une petite blanquette bien de chez nous. Au goûter, deux tranches de brioche et un bon chocolat chaud devant la télé et hop, on se croirait en automne en France.

Coût de l’opération : un climatiseur, facile à trouver ici, une robe de chambre et une paire de charentaise, là c’est beaucoup plus challenging….

Effet froidure garanti : s’il pleut dehors on imagine que cette pluie est glacée et s’il fait beau on imagine qu’il fait 5° et on pense ski et sports d’hiver.

Le seul truc, c’est qu’il ne faut pas mettre le nez dehors pendant au moins 24h, ça marche mieux. Et de toute façon, au bout de 24h, on craque totalement et on a qu’une seule envie, retrouver ses tongs avec bonheur.

Les expatriés au Canada peuvent opérer le processus de dépaysement garanti inverse : chauffage à 35°, tongs et maillot de bain, sable déversé dans la cave et poster de cocotiers.

Allez, je vais piquer une petite tête dans la piscine, avec mes charentaises. Ca va faire sensation.

Bottes de 7 lieues

bottes-de-7-lieues

Petit clin d’oeil aux amis en vacances à la campagne en France qui savourent le plaisir de chausser leur bottes pour aller guetter la nature renaissante. Des envies bucoliques de printemps, quand le soleil naissant commence à vous caresser la joue sous une petite brise encore fraîche…

Bon, retour au petit quotidien de  l’habitant des tropiques qui quand il fait gris dehors (mais jamais moins de 26 °) pousse la clim à fond (à 18°) , se blottit sous la couette et regarde la Télé tout le dimanche après-midi pour faire comme si c’était l’hiver. Et le lendemain, il fait beau, on enfile les maillots de bain pour faire un petit plouf dans la piscine, et retrouver le plein été à 32°.

Bref la morale de l’histoire, c’est qu’on est jamais content et qu’on a les problèmes que l’on mérite.

Allez je vais enfiler mes tongues et patauger dans la cour de l’immeuble.

Il n’y a plus de saisons

Vu de Fort Canning Park, en plein centre de Singapour, en plein mois de novembre, cherchez l’erreur…

Noël sous les tropiques

C’est à l’approche des fêtes de fin d’année que l’on s’aperçoit souvent du manque de saisons que l’on peut ressentir, je parle ici bien entendu des expatriés qui ont la chance d’être sous les cocotiers non loin de la ceinture équatoriale ou de ceux qui vivent dans l’hémisphère sud et qui vont donc passer Noël en plein été.

Certains deviennent nostalgiques du sapin verdoyant, de la froidure qui vous saisit le bout du nez, voire même de la grisaille illuminée par les décorations de Noël. Mon amie américaine me faisait part l’autre jour de la difficulté d’apprécier la traditionnelle dinde de Thanksgiving, évidemment on n’a pas de grosses envie de dinde par 35°. D’autres se languissent de leur famille à cette occasion et du bon gros dîner du réveillon devant le feu de cheminée. Et finalement on finit par rêver de troquer ses éternelles tongs et maillot de bain par un bon gros pull over moëlleux.

Alors que faire face à tous ces maux, si l’on ne peut rentrer dans son pays. J’ai personnellement adopté plusieurs petits trucs.

1/ Ne jamais tenter d’imiter un Noël froid et traditionnel

2/ Pour cela soit s’offrir un petit voyage si on a les moyens soit inverser la tendance

3/ Inverser la tendance; à savoir tirer partie de ce que l’on a :

– un sapin africain en fil de fer, impérissable à redécorer chaque année de boules locales.

– des copains qui sont  tout seuls comme vous et seront ravis de faire office de tantes, oncles et cousins, frères ou soeurs.

– du champagne (on en trouve à peu près partout dans le monde)

– des cadeaux originaux , typiquement locaux du genre masques africains ou peinture chinoise, équipements électronique dernière mode, jeux introuvables en Europe, voucher de week-end exotique, promenade à dos d’éléphant, tenue de kite surf et j’en passe.

– trouver un bon copain qui accepte de jouer au père Noël et de plonger dans la piscine histoire de rafraîchir sa barbe.

– pour ceux qui vivent en univers anglo-saxon, aller écouter des Chritsmas Carols, c’est comme le champagne, on en trouve partout.

– enfin last but not least, prévoir au retour en France précédant Noël de mettre du foie gras dans sa cantine.

– Pour les enfants, faire sa liste de Noël au mois de juillet afin que le Père Noël puisse trouver en août en France les joujoux introuvables ailleurs. Et puis au moins le Père Noël ne subit pas le rush du mois de décembre.

Voilà, petites recettes testées et éprouvées pour faire comme à la maison ou presque. Bons préparatifs.

En avril petit post prévu sur la chasse à l’oeuf en chocolat par 38°…