Les tartines par date

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Escalade ménagère à Singapour

Histoire de se remettre en forme après un long séjour en France, je vous propose, de retour à Singapour, quelques clichés sportifs. J’ai eu le vertige uniquement en prenant la photo bien au frais dans mon appartement.

au 14ème

Nous sommes donc au 14ème étage, ce qui est relativement commun dans cette ville de buildings et mon nouvel ami est chargé de nettoyer les vitres du condominium. Quand je pense que des directeurs de Ressources Humaines organisent des stages de team building à faire de l’escalade ou de l’accro-branche, je me dis que ces mêmes DRH devraient optimiser leurs coûts en faisant nettoyer les vitres des tours de la Défense par leurs collaborateurs. Mon petit mari va me maudire à sa prochaine formation….

bavardage

 

Seul problème, certains ne savent plus où ils ont rangés leur mousqueton…. J’en ai encore froid dans le dos.

On trouve vraiment de tout chez Daiso

En bonne ménagère, je remplis regulièrement mon panier de la ménagère de produits de ménage. Quel poème !  Bref j’ai enfin compris ce que le concept d’adaption des grandes marques de lessivier au contexte national et leur adaptabilité aux différences culturelles voulait dire  : les photos suivantes parlent d’elles mêmes…

Lingette pour autel bouddhique

Lingette pour autel bouddhique

Voilà une idée excellente à adapter à l’environnement européen en créant la lingette de Sainte Vierge ou alors le chiffon spécial Chapelet qui essuie bien tous les interstices, à décliner dans toutes les religions, les musulmans aussi prient avec un chapelet, sans oublier les bouddhistes, les taoistes etc etc …
La photo suivante montre le souci constant de l’hygiène de nos amis japonais, qui, visiblement, ne passent pas l’aspirateur sur les tatamis mais utilisent The chiffon à tatami, et à mon avis, le geste du nettoyage du tatami s’accompagne surement d’une petite méditation, encore une manifestation de la zénitude attitude … Personnellement je peux avouer ici que, bien que je ne médite pas encore au volant de ma serpillère, j’ai remarqué qu’elle avait un effet radical sur ma mauvaise humeur, ça marche aussi avec une éponge, et dans la mesure bien sûr, où l’utilisation de ce genre d’intruments ne se renouvelle pas trop fréquemment. Finalement c’est comme le prozac ou la clope, c’est le premier coup qui est le meilleur… Bon j’arrête, photo :
Chiffon pour tatami

Chiffon pour tatami

Et pour finir avec un peu de verdure voici une merveilleuse adaptation de l’homo menagus à l’exiguité japonaise, le gazon format 30 par 30… centimètres . Je n’ai pas trouvé l’aspirateur adéquat ni la lingette à herbe synthétique, mais pas d’inquiétude, je retourne régulièrement chez Daiso et je veille aux dernières innovations de technologie ménagère… My name is Germaine, l’espionne des produits de nettoyage, la mata hari des lessiviers.
Gazon de golf japonais

Gazon de golf japonais

Un Carrefour peut en cacher un autre…

Tous les Carrefours du monde ne se ressemblent pas, en France on y fait ses courses, ailleurs on y fait des rencontres.

Le Carrefour est un élément important de la vie d’un expat. Ainsi certains viennent des recoins de l’Indonésie ou du sultanat du Brunei, où il n’y a pas de Carrefour, pour faire un petit plein de bons produits français : fromage, saucisson, vin, rillettes bref le kit de survie.

Après la chasse peut s’affiner : des barquettes, des choco BN, de la fleur de sel, ou de la moutarde.

Par ailleurs le Carrefour, haut lieu de socialisation et de rencontre, permet à tout nouvel arrivant de se faire des amis. On capte des bribes de français en frôlant un groupe de dadames rassemblées autour d’un caddie, on ralentit la course effrénée du caddie et comme par hasard on bouscule légèrement une des dadames,

« oups, excusez-moi, tiens vous ne sauriez pas où je peux trouver du comté ?, oh vous avez trouvé de la soupe aux poireaux !  quelle merveille, j’adore ça (beurkkk) »

 Et hop ! le tour est joué : une copine de plus ou une conquête à son tableau de chasse … Ceci dit le Carrefour est un mauvais plan pour se trouver un amant car

1/ Peu d’hommes font leur courses, du moins en semaine quand j’y suis, il faudrait que j’aille enquêter un samedi.

2/ impossible de rester incognito, le monde des expats est un village dont Carrefour est la place.

3/ on y va généralement en tenue de ménagère,  certes chic mais pas vamp. Et c’est mieux comme ça, ça évite de se faire lyncher par les caissières et de provoquer des arrêts cardiaques chez les vendeurs.

Finalement Carrefour mon amour…est un bon plan pour les hommes.

Mon aspirateur

Hier soir, je me suis fait remonter les bretelles par la femme de ménage, elle torchonne bien donc je fais profil bas et subis ses remarques sur la façon dont est organisée mon appart (très mal, on est d’accord, mais on ne se refait pas, je respire mieux dans un joyeux foutoir). Bref, la dadame me laisse une ferme injonction écrite sur mes post it : Madam, please , you need to buy me a new vacuum cleaner, I cannot work. So am I.

Et puis quoi encore, il est beau mon Moulinex petit format vert pomme. OK le tuyau tient avec du scotch, alors que je viens juste de fêter son premier anniversaire, mais il faut savoir que le pauvre aspirateur a déjà été victime des violences ménagères (pas des miennes, je me contente de le contempler), d’une précédente responsable du nettoyage de mon appart.peril mecanique

 Bon tout cela c’est pour la petite histoire qui m’a fait penser aux façons de vivre avec ses objets courants, c’est là que l’on perçoit très nettement les différences culturelles et celles de niveaux de vie.

Revenons en Afrique de l’ouest, où dans la même situation, le boy, sous les conseils avisés du cousin du beau frère du chauffeur, m’aurait proposé non pas de racheter un modèle tout neuf mais de refabriquer un aspirateur avec des tuyaux de douche ou de pompe à essence piqués je ne sais où. Et justement le dit boy-cuistot connaît très bien the spécialiste de la réparation d’aspirateur qui vend le tuyau qui me manque. Pas de problèmes, on va se démerder Madame….

A Johannesbourg, la question ne se serait pas posé, mieux faut un bon balai qui justifie l’emploi de la maid bien payée. La machine est cassée, faut la jeter mais garder la maid. Ca tombe d’ailleurs sous le sens, bon remède contre le chomage. Je n’aurais d’ailleurs pas eu l’information tout de suite comme à Singapour et je m’en serais rendue compte 3 mois plus tard en voyant la maid passer soigneusement le balai à côté de mon bel aspirateur, la fameuse maid ayant sans doute très peur d’être tenue comme responsable de la casse et donc renvoyée illico presto dans son township.

  A l’île Maurice, la nénène aurait discuté longuement avec moi sur le pourquoi et le comment de la panne de l’aspirateur et sur les regrets associés, langueur des iles… Et vous savez, Madame, l’aspirateur, qui a sans doute une grande vie intérieure, est fatigué, il veut plus marcher. Ben oui ça se comprend, pourquoi n’y ais-je pas pensé plus tôt, moi aussi je fatigue.

Bon, en un mot comme en cent, c’est dans les petites choses qu’on voit les grands effets, aspirateur reflet des différences culturelles, fashion word, en gros c’est l’effet papillon. (Je sens l’espression fashionable qui point)

Depuis j’ai réparé mon aspirateur juste un peu bouché, rhume d’hiver singapourien ou contrariété  passagère, nul ne saura jamais et j’attends le verdict de la terreur ménagère qui sévit dans mon antre…. et qui revient la semaine prochaine.

Comment bien éduquer ses enfants à l’étranger

Ouh là là, quel titre pompeux.  Ayant beaucoup papoté avec les copines cette semaine, je me suis rendu compte que nous abordions régulièrement deux sujets de conversation :

– Eduquer ses enfants

– Le mari qui bosse trop.

On commencera par le premier, qui ma foi, a la taille du désert de Mongolie.

Le gros problème des enfants en expat, c’est le personnel. On a les problèmes qu’on peut,  me direz-vous. Mais le boy ou la maid ultra efficaces peuvent vous saper tous les bons principes de base que vous avez essayé d’inculquer péniblement à vos enfants, sans grand succès mais on y croit… du genre, mettre un minimum le couvert, mettre son linge sale dans un panier, les rouleaux de PQ à la poubelle, ranger sa chambre, vous aider à décharger le coffre des courses, vous préparer les repas et vous apporter le petit déj au lit. On peut rêver n’est ce pas ?

 Si vous avez du personnel et après plusieurs années d’expat, vos petits chéris ne savent plus rien faire et la réadapation en France est douloureuse, car vous aussi vous ne savez plus rien faire, ou plutôt, nuance, vous ne voulez plus rien faire. Le fer à repasser c’est comme le vélo…

Ca m’est arrivé : j’avais donc un cuisinier, homme de ménage, nounou en Afrique qui ne pouvait s’empêcher de tout ranger  même malgré mes nombreuses interdictions concernant les chambres des enfants, dans un but hautement pédagogique. Pour la mienne, c’est différent, je sais que je sais la ranger… J’en suis venu à menacer mon gaillard de le virer si je le voyais à l’oeuvre, rien n’y a fait, je ne l’ai pas renvoyé, j’ai juste fermé les yeux.

Résultat, comme je l’avais anticipé, le retour en France entre  deux pays a été très difficile , non pas pour des raisons de réintégration culturelle ou de style de vie  ou d’horaires ou de niveau scolaire ou je ne sais quoi mais à cause d’un problème de chaussettes sales qui trainaient dans les couloirs. C’est dangeureux, on peut se casser la jambe avec des trucs pareils.

Bilan des courses, à Singapour pas de maid à plein temps qui fait tout et tout le monde débarasse et je mets le linge dans la machine, résultat on a de nouveau des culottes qui deviennent roses et des billets de banque trempés (à noter que ceux de Singapour sont très résistants, je félicite au passage la banque centrale). Ben oui, je fais ça vite fait mal fait, mais j’ai pas fais les bonnes études, c’est vrai quoi !!!

 Et oui, on a les problèmes que l’on mérite…