Les tartines par date

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Comment bien éduquer ses enfants à l’étranger

Ouh là là, quel titre pompeux.  Ayant beaucoup papoté avec les copines cette semaine, je me suis rendu compte que nous abordions régulièrement deux sujets de conversation :

– Eduquer ses enfants

– Le mari qui bosse trop.

On commencera par le premier, qui ma foi, a la taille du désert de Mongolie.

Le gros problème des enfants en expat, c’est le personnel. On a les problèmes qu’on peut,  me direz-vous. Mais le boy ou la maid ultra efficaces peuvent vous saper tous les bons principes de base que vous avez essayé d’inculquer péniblement à vos enfants, sans grand succès mais on y croit… du genre, mettre un minimum le couvert, mettre son linge sale dans un panier, les rouleaux de PQ à la poubelle, ranger sa chambre, vous aider à décharger le coffre des courses, vous préparer les repas et vous apporter le petit déj au lit. On peut rêver n’est ce pas ?

 Si vous avez du personnel et après plusieurs années d’expat, vos petits chéris ne savent plus rien faire et la réadapation en France est douloureuse, car vous aussi vous ne savez plus rien faire, ou plutôt, nuance, vous ne voulez plus rien faire. Le fer à repasser c’est comme le vélo…

Ca m’est arrivé : j’avais donc un cuisinier, homme de ménage, nounou en Afrique qui ne pouvait s’empêcher de tout ranger  même malgré mes nombreuses interdictions concernant les chambres des enfants, dans un but hautement pédagogique. Pour la mienne, c’est différent, je sais que je sais la ranger… J’en suis venu à menacer mon gaillard de le virer si je le voyais à l’oeuvre, rien n’y a fait, je ne l’ai pas renvoyé, j’ai juste fermé les yeux.

Résultat, comme je l’avais anticipé, le retour en France entre  deux pays a été très difficile , non pas pour des raisons de réintégration culturelle ou de style de vie  ou d’horaires ou de niveau scolaire ou je ne sais quoi mais à cause d’un problème de chaussettes sales qui trainaient dans les couloirs. C’est dangeureux, on peut se casser la jambe avec des trucs pareils.

Bilan des courses, à Singapour pas de maid à plein temps qui fait tout et tout le monde débarasse et je mets le linge dans la machine, résultat on a de nouveau des culottes qui deviennent roses et des billets de banque trempés (à noter que ceux de Singapour sont très résistants, je félicite au passage la banque centrale). Ben oui, je fais ça vite fait mal fait, mais j’ai pas fais les bonnes études, c’est vrai quoi !!!

 Et oui, on a les problèmes que l’on mérite…