Les tartines par date

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Les toits de Londres

Parce qu’on ne parle que des toits de Paris, j’ai voulu photographier ceux de Londres et mettre en valeur la courbe de Regent Street

On notera un flou artistique à la David Hamilton. En parlant de David, on imagine  l’armée de soubrettes ayant logé dans ces chambres de bonnes valant aujourd’hui une jolie petite somme, flou dû en réalité à un manque de lumière, étant donné que j’admirais les couleurs du ciel anglais, dignes des cieux de William Turner.

 Ca change des couchers de soleil sur fond de mer non ?

Check list 1 du mois de mai

En mai, fais ce qu’il te plait dit le dicton. Et bien je conseille à tous les expatriés de cette petite planète de s’atteler au fastidieux exercice de la check list de mai :

Pour ceux qui ne changent pas de pays cette année :

– Réserver ses billets d’avion pour les vacances

– Réserver sa semaine chez Belle Maman et chez Maman (ou sa journée car on très très très prise cette année).

– Réserver sa semaine avec mon Chéri pendant que les Nains seront en vacances chez Belle Maman ou Maman

– Réserver sa semaine avec ses vieilles copines pendant que les Nains seront en vacances chez  Belle Maman ou Maman. L’entretien régulier du réseau de bonnes et vieilles copines est indispensable pour réussir le Retour au pays le jour venu, là encore check list, organisation et anticipation seront nos principes fondateurs.

– Réserver les billets d’avion pour emmener sa nounou en vacances, ça évitera à Belle Maman ou Maman de péter complètement un cable, et surtout on pourra recommencer le même programme ci dessus l’an prochain.

– Réserver sa voiture de location en TT, indispensable pour faciliter nos déplacements, il faut savoir qu’un expatrié en vacances est capable de s’avaler jusqu’à 4000 km en France Métropolitaine (enquête non IPSOS)

– Faire une liste de grands travaux ménagers pour occuper le personnel de maison si l’on en a : surveiller les fréquentations de Mon Chéri, laver les rideaux, faire l’argenterie etc etc etc

– Vider sa garde robe pour faire de la place avant les soldes en France.

– Vider son garde manger pour rapporter du saucisson, des rillettes, du fromage.

– Vider son placard à chaussures et ses tiroirs de sous vêtements : 2 catégories d’objets que la plupart des expatriés préfèrent acheter au pays, on a beau être adaptable, on a ses petites manies…

– Réapprendre les gros mots en cours pour ne pas avoir l’air totalement « out » avec ses neveux et nièces ados, et lire les synopsis des films sortis en France cette année.

– Préparer sa commande Amazon pour faire le plein de livres (sauf à Singapour où il y a 2 librairies françaises, cela tient du miracle !)

– Etablir la check list des futurs bons amis de Mon Chéri qui lui tiendront compagnie lorsque nous serons en vacances avec les Nains et commencer à lui organiser ses sorties, histoire qu’il ne soit pas seul et tenté par de belles et audacieuses jeunes femmes qui ont 15 ans de moins que vous …

Voili Voilou… Je suis sûre que j’ai oublié plein de choses essentielles et que vous aurez de bonnes idées et des conseils pertinents.

A suivre dans les prochains posts : la check list quand on déménage de France et quand on change de pays.

Que faire à Singapour ?

Ceux qui arrivent à Singapour comme suiveur de leur conjoint expatrié se posent souvent la question de travailler ou ne pas travailler. Je ne veux décourager personne, mais, selon moi, ne pas travailler est une option à considérer, surtout si l’on sait d’avance que le séjour sur place sera de courte durée. Par courte durée, j’entends moins de deux ans. En effet travailler, c’est très bien, valorisant, intéressant, épanouissant, etc etc mais mais mais ….

1/ 20 jours de vacances par an, c’est vraiment pas beaucoup quand on vient du pays des RTT à gogo.

2/ les salaires ici ne suivent pas toujours même si malheureusement je manque de données plus précises sur ce sujet.

D’autres solutions sont alors envisageables :

1/ Faire des bébés, et non on rigole pas, il y a un taux de naissances record à l’Ambassade, c’est l’Ambassadeur qui nous l’a dit en personne il y a 2 ans. Moi je n’en ai pas fais, je ne sais plus comment on fait. Joker !

Hormis le fait que l’on reste 1 jour, voire 2 exceptionnellement, à l’hôpital, faire des bébés ici n’est si bête quand on sait qu’une gentille nounou à temps complet (jours et nuit réunis sauf le dimanche) vous attend pour vous chouchouter à la maison pour une somme  modique comprise entre 400 et 600 Dollars.

2/ Voyager avec les miles acquis par Mon Chéri au cours de ses nombreux déplacements. Car, Singapour est la ville des conjoints d’expatriés solitaires la semaine, pour cause de déplacements professionnels nombreux. Pour ceux qui n’ont pas d’enfants ou des enfants autonomes ou une maid efficace (la revoilà), il y a bien sûr l’option d’accompagner Mon Chéri dans ses déplacements intra-Asie. Je l’ai fais bien souvent, c’est le pied… Comment acquérir des miles d’avion : http://www.singaporeair.com/saa/en_UK/index.jsp

3/ Se former dans les nombreuses institutions de prestige que compte la Cité Etat: un petit tour à l’INSEAD (à faire financer par sa boite avant de partir de préférence), apprendre le chinois (avoir un bon cerveau), peaufiner son anglais au British Council, se lancer dans les Beaux Arts à Nanyang Academy ou à Lassale College of Arts, fabriquer des bijoux ou devenir Coach (sauf que bientôt il y aura plus de coachs que de gens à coacher d’où problème)…. l’offre est grande et variée.

http://www.insead.edu/discover_insead/Newsroom/fr/2008_phd_sg_VF.cfm , http://www.nafa.edu.sg/, http://www.lasalle.edu.sg/

Là encore toujours prévoir un petit budget (certaines boites financent dans le cadre du soutien à la mobilité) et vérifier la qualité des enseignements fournis.

4/ Monter sa société, en deux jours l’affaire est réglée, après il faut travailler certes, mais on choisit ses dates de congés. Beaucoup le font, ça doit être un bon filon si on a une bonne idée, comme coach ou spécialiste de l’interculturel ! http://www.spring.gov.sg/NewsEvents/ITN/Pages/Singapore-a-great-place-to-start-and-grow-a-business-20100202.aspx

5/ Faire du bénévolat, extêmement valorisé par nos amis singapouriens qui vivent dans une logique anglo saxonne. Si l’on a la fibre pour le social, c’est le moment de se lancer : on est utile à aider les pays de la sous région sans mettre les mains dans le cambouis et l’on voit les horreurs de la guerre d’assez loin, ce qui n’est pas plus mal pour les âmes sensibles qui sommeillent en nous.  http://www.nvpc.org.sg/pgm/others/nvpc_f_default_public.aspx

Celles qui rêvent de tout savoir sur les différentes cultures asiatiques n’hésiteront pas à devenir guide bénévole au Friends of Museum, où après une formation de haut niveau, elles pourront parfaire leur connaissance de la langue de Shakespeare en guidant des touristes et des singapouriens. http://www.nvpc.org.sg/pgm/others/nvpc_f_default_public.aspx

6/ Glander pour de vrai et jouer à l’archétype de la  femme d’expat vu par ceux qui ne sont jamais partis : passer de la piscine à la manucure, après une pause massage et avant d’enchaîner sur un afternoon tea au Fullerton et une séance shopping sur Orchard. Revenir ensuite pour embrasser maternellement vos enfants chéris, qui vous attendront sagement dans leur lit, ayant dîné d’un repas bio, fait leurs devoirs,  siroter un verre chardonnay en attendant le retour de MON CHERI!!!!!!!!

Pas de site à conseiller, il faudrait l’inventer…

7/ J’oubliais  : s’abonner à Tartouille Expat et lire et relire ses fabuleux posts : http://expat.cfacile.net/, au passage merci à tous ceux qui sont déjà abonnés et à tous ceux qui me soutiennent !

Toi tu vas finir sur un blog…

C’est ce que j’ai annoncé ce matin à mon adversaire avec qui j’ai lutté hier soir pendant au moins 5 minutes avec ma bombe.

Malgré un stress intense et une frayeur sans nom, le monstre a finalement été terrassé. Le voici à l’échelle d’une petite cuillère pour que vous, mes lecteurs préférés, vous rendiez compte de mon courage.

Cafard singapourien dans une cuisine

Courage acquis sur un autre continent, n’oublions pas que moi j’ai fais l’Afrique ! où d’ailleurs on ne trouvait pas un, mais une multitude de cafards, de cette même taille, oeuvrant dans les recoins extérieurs des canalisations.

J’ai soulevé une fois la trappe de l’accès au robinet d’arrêt du jardin pour tomber sur cette racaille. Là, mon courage avait failli sérieusement devant un paquet de 500 cafards grouillant dans tous les sens et je me souviens avoir relâché la trappe aussitôt et m’être enfuie en courant et en hurlant telle l’héroine de base dans un film d’horreur.

Tout ça pour nous rappeller que  Singapour, malgré son côté aseptisée, est bien située près de l’Equateur, là où les cafards sont nourris aux hormones et mesurent 15 fois la taille de leurs homologues européens. Et à des tous mes détracteurs, je dis, Oui la cuisine était propre, la femme de ménage est passée hier avec sa serpillère pas si magique que ça.

La bête était coriace, elle bougeait 12h après l’attaque musclée à la bombe insecticide. La preuve en image ci dessous, où l’on note une position différente des pattes.

Nature morte du cafard au pot de yaourt

C’est  une vraie aventure d’être femme d’expat, frissons et sueurs froides garanties… Allez, une petite manucure pour se remettre l’esprit en place !

Vacances scolaires en expatriation

Toutes les 6 semaines les écoliers scolarisés dans le système des lycées français à l’étranger se retrouvent en vacances. Vous me direz, c’est la même chose qu’en France, étant donné que le calendrier scolaire des écoles et lycées  du réseau AEFE, http://www.aefe.diplomatie.fr/guide.php est similaire à celui des écoles, collèges et lycées basés en France. Une seule exception, me semble t-il, dans cette belle harmonie administrative, la Nouvelle Calédonie et La Réunion qui ont leurs grandes vacances et leur fin d’année scolaire en décembre.

Bref, voici le problème posé : 15 jours de vacances, 6 semaines de travail.

Parfait, me direz-vous, pour le respect des rythmes de nos chers petits et grands. Je suis d’accord sur le fond mais notre bon ministre de l’éducation n’a pas pensé au respect du rythme de vie des pauvres parents de ces chers enfants. L’écolier ou lycéen non expatrié en profitera pour aller voir ses grands parents, ses amis ou, mieux, suivre quelques séances de travail bien organisées par un organisme sérieux pour renforcer ses compétences ou combler ses lacunes . Son homologue expatrié, est lui, seul au bout du monde, sans famille, avec des amis certes, mais sans cours de soutien.

Que faire alors de tout ce temps libre ?

1/ Si ses parents ont la chance d’avoir autant de vacances que lui, ils pourront profiter ensemble pour voyager aux alentours et découvrir de nombreux pays. Les voyages forment la jeunesse et allègent le porte monnaie des valeureux travailleurs expatriés. On ne commentera pas plus loin.

2/ Si les parents ne peuvent s’octroyer de nombreuses vacances, leurs enfants pourront bien sûr faire des activités éducatives avec le parent qui ne travaille pas (mais qui se lasse étant donné la fréquence des congés et qui a tout d’un coup un besoin urgent de se rendre à ses activités http://expat.cfacile.net/2009/09/de-la-dure-vie-dune-femme-dexpatrie-et-de-ses-nombreuses-activites/)

Heureusement les enfants d’expatriés savent s’occuper tout seuls comme des grands : soit à faire leurs devoirs de vacances de façon autonome (peu probable), soit en allant voir leurs amis oisifs dans la même situation,  ou parfois … en passant du temps devant une console de jeux ou derrière des jeux en ligne.

Dans tous les cas, c’est le bonheur pour eux car sans parents ou avec un parent à mi-temps voire moins (avouons le, on est soudainement ravie d’avoir nos activités à ne surtout pas manquer pendant les vacances), nos chers petits n’ont pas de grands parents ou étudiants sérieux et recommandés pour les surveiller.

On se fie donc au personnel de maison, bonne ou chauffeur, ou mieux bonne et chauffeur, quand on en a, pour encadrer nos chérubins, en sachant bien sûr que l’enfant est roi pour nos employés, peureux de se faire virer s’ils s’opposent aux volontés de ces petits chefs … Mais pour une fois, on mettra de côté nos sacro-saint principes d’éducation.

A défaut de personnel, le parent indigne ou inquiet se consolera plus ou moins avec un téléphone portable, en priant pour que le réseau ne lâche pas. Ce dernier ustensile n’a absolument aucune vertu de sécurité, il rassure juste les parents et leur donne bonne conscience. Nos enfants ou ados expatriés ont donc une liberté quasi totale et assurée. Mais après tout, ils ne sont pas fils ou filles d’aventuriers pour des prunes …

Et heureusement on a inventé Facebook pour que nos enfants abandonnés pendant les vacances aient un miminmum de contacts sociaux sans bouger de chez eux. Je suis d’ailleurs très impressionnée de voir la taille des réseaux de notre progéniture, réseau acquis en 3 semaines, là où nous avons besoin, nous, dinosaures préhistoriques de la communication virtuelle, de plus de 5 mois pour nous faire des amis sur ce réseau.

Tout ça pour dire que les vacances scolaires des enfants d’expatriés, ce n’est pas si simple, et que l’on aimerait bien avoir de temps en temps des grands parents dévoués et téléportables.