Les tartines par date

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Comment les Chinois nous voient ?

Et voilà, tout est dit, le Vénérable Professeur Kuing Yamang nous laisse au plus 2 générations avant d’être totalement engloutis. Préparons nous donc  à aller nettoyer les chiottes des Chinois, s’ils veulent de nous ! Pour l’instant, le professeur n’envisage pour notre salut que l’aumône en nous donnant des sacs de riz…

Et le pire dans tout ça, c’est que je crois que ce vénérable professeur a parfaitement raison sur les 3 points suivants :

1/ Nos enfants ne pourront pas payer notre dette

2/On repousse le problèmes d’année en année sur les générations qui suivent, le débat actuel sur les retraites en est un excellent exemple

3/ On s’enrichit en travaillant

Ceci dit, pour nous rassurer, on peut supposer que tout cela ne sera pas aussi simple si les travailleurs chinois commencent à faire la grève pour obtenir des meilleures conditions de travail.

On peut aussi imaginer que d’ici 25 ans nous aurons réussi à les « contaminer » de nos valeurs suprêmes, à savoir les loisirs, l’écologie (ça serait une bonne chose) et le football !

Va falloir que les bleus se réveillent en Afrique du Sud  et qu’on exporte aux Chinois à prix d’or notre Frenchitude attitude !

 

A Singaporean in Paris

jusqu'au 24 avril au DBS Arts Center

Si vous avez envie de vous changer les idées, d’écouter des bonnes vieilles chansons françaises en français et en anglais, allez voir au DBS Arts Centre, la comédie musicale « A Singaporean in Paris », créée et produite par Nathalie Ribette et sa compagnie Sing Theatre. La Mama d’Aznavour est parfaite en anglais et s’insère avec délicatesse dans cette succession de tableaux décrivant l’arrivée et la vie d’un jeune artiste Singapourien à Paris. Hossan Leong tient avec beaucoup de brio et d’humour  le rôle principal de ce spectacle très distrayant qui mérite totalement l’appellation de comédie musicale, où les clichés de nos petites différences culturelles sont habilement traités : le rice cooker, les grèves, la relation au travail…. je n’en dis pas plus.

J’ai particulièrement aimé la description du singapourien en manque de Durian, qui m’a rappellé mon émotion lorsque j’ai savouré un camembert transporté avec le plus grand soin dans les soutes d’Air France, conservé au congélateur pour être ensuite  fraîchement décongelé pour une grande occasion en Afrique du Sud. Savourez !

Tous pareils

L’heure est à la mondialisation, à la globalisation etc etc. On en entend  parler dans tous les journaux avec avantages et inconvénients. Je ne débattrai pas sur ce sujet fort rebattu. Ceci dit, hier en me promenant dans un des fabuleux shopping mall de Singapour, au Paragon, pour être précis, je suis tombée sur ça :

mannequins en tenue

Et je me suis dit que finalement l’objectif de la mode, c’est d’être tous pareils, mêmes robes, même tissus, même couleurs, histoire de passer dans le moule et de ne pas sortir du lot. Le pire est qu’en dessous de la petite robe, on a toutes envie d’être identiques, comme ça :

mannequins nues

C’est possible, grâce à une petite ou une grosse dose de chirurgie esthétique. Etant donné le nombre de publicités sur ce sujet et le nombre de médecins, orthodentistes, nutritionnistes ou para médecins qui en vivent, je pense que la diffusion de ce rêve est un excellent créneau commercial. Ce qui est terrible dans l’histoire, c’est qu’à force de diffuser des images pareilles, on en vient à créer de nouvelles frustrations et angoisses, basées sur la même volonté collective d’avoir toutes les mêmes seins, les mêmes fesses et la même bouche qu’Angelina à coups de Botox. 

Petit coup de gueule juste histoire de rappeller que dans tout expatrié qui aime s’expatrier et qui en redemande, ou dans tout voyagur au long cours, sommeille un révolté de l’uniformité. Une chose l’attire, la différence, et plus il la cotoie, plus il se rend compte de l’extraordinaire richesse que procure la diversité des gens et des cultures. Voilà c’était  ma minute de pseudo révolte philosophique à 4 balles.

Malaisie moderne

Petit post photo avec 3 images de Malaisie prises à Bornéo où l’on se rend compte du subtil mariage de la technologie et de la tradition.

Notez l’importance de la chaise en plastique. D’après ma grande expérience d’expatriée, la chaise en plastique est  The meuble le plus répandu sur terre, de Dakar à Los Angeles, en passant par Kuching, dont vous voyez la rivière en fond. Magnifique non ?

Les images montrent bien toutes seules le Sarrawak d’aujourd’hui, loin des histoires de farouches guerriers coupeurs de tête. J’ai ma petite explication Tartouille à la disparition de ces pratiques certes violentes mais tellement « exotiques », si je puis dire : on ne coupe plus les têtes car ce n’est pas pratique du tout pour téléphoner… On n’arrête pas le progrès ma bonne dame.

Et pour finir, last but not least, mon petit bonhomme malais, le visage entièrement caché par son objectif. C’est lui le futur du Sarrawak et de l’Asie tout entière ! Be careful, he’s shooting you

Flirting point et intrigues sexuelles

Cela fait déjà près de deux mois que nos amis singapouriens ont le droit de flirter, pas draguer, seulement flirter, à Singapour dans l’endroit prévu à cet effet : le « flirting point » installé devant le Singapore Art Museum.

 Au début de l’installation, il n’y avait qu’un seul banc, sauf erreur de ma part … l’endroit était donc uniquement réservé aux jeunes amoureux en mal d’anti-intimité, le flirting point est  au bord d’une des rues les plus passantes de Singapour, en plein milieu du vieux quartier colonial, et en face du SMU (Singapore Management University). Je passe souvent devant et pour le moment je n’ai vu que 2 fois un couple sous le panneau. J’imagine que c’est pour cela que maintenant il y a 4 bancs, histoire de créer une « flirting situation » un peu plus excitante. Je vous passe les détails…

Blague à part, c’est un joli pied de nez, autorisé, donné à la discrétion affichée dans les comportements amoureux des singapouriens.  Cette réelle ou apparente orthodoxie est à mettre en relation avec des agissements plus souterrains mais pas si cachés que cela : j’ai trouvé dans la librairie du National Museum un livre qui décrit très sérieusement le circuit et le réseau des escort girl avec une innovation très tendance ces derniers temps : l’apparition des escort boy.

Mesdames, régalez-vous… A quand les quotas et la parité ?

Morale de l’histoire n°1 : ici le sexe est High Class, ça fait plus chic et ça rapporte plus. Pas de places pour les prostitués pauvres…

Morale de l’histoire n°2 : qu’on ne me dise pas que les musées sont ennuyeux.