Les tartines par date

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Mon coach d’expatrié

La grande mode, oups pardon, la branchitude attitude, en ce moment est d’avoir un coach personnel spécialisé en problèmes interculturels, dans un langage plus simple, avoir quelqu’un qui vous écoute dans les moments difficiles, qui vous donne le bon conseil pour ne pas sombrer et rentrer chez Maman et qui sait comment être le parfait expatrié… 

Du coup, je me suis interrogée sur la pertinence de l’usage d’un coach pour les expatriés, question d’autant plus intéressante qu’à l’époque, quasi préhistorique où j’ai quitté ma douce France, en 2000, la spécialité coach d’expatrié n’existait  pratiquemment pas, nous étions aux débuts de l’interculturel.

Je me suis débrouillée toute seule comme une grande, gnagnagnère, même si je me serais assez bien imaginée comme ça avec mon coach atterrissant en Afrique, il se prend le mur en premier, ça me va.

Tartouille coaché

Tartouille et son Magic Coach

Petite synthèse du pour et du contre en 12 points, on commence par le contre :

Contre l’usage d’un coach d’expatrié :

1/ on  peut être fière de s’être adaptée toute seule comme un grande, gnagnagnère, je sais, je suis fière, ça frise l’orgueil ou l’orgasme au choix !

2/ Ca coûte cher, encore un truc à négocier avec la boite et les temps sont durs avec la crise. J’imagine bien la discussion : vous êtes muté au Nigéria, vous préférez le coach ou le gilet pare-balles. Soyons futiles, je me contenterai de soigner mon apparence, négligeant mon moi profond, je prends le gilet, à fleurs s’il vous plait, c’est plus seyant.

3/ Il arrive souvent qu’on n’ait pas le temps d’y avoir recours : allez les Chabada, vous partez pour Pétarouchnok dans 15 jours, à prendre ou à laisser, du vécu pur cru 3 fois. Déjà que c’est dur de planifier un déménagement de container, alors imaginez un coach là dedans. Ceci dit  le coach pourrait nous aider à trier et emballer pour faire rentrer les 40 mètres cubes de souvenirs et babioles indispensables dans les 20 mètres cubes alloués par la boite ! Voilà un nouveau métier qui pointe son nez : coach de déménagement. Ca je peux le faire tout de suite.

4/ Si le coach nous met face à  encore plus de difficultés que celles qu’on avait imaginées, on n’a plus du tout envie de partir. Personnellement, si on m’avait expliqué la Guinée avant et mes réactions possibles face à la misère du monde,  je n’y aurais jamais mis les pieds, et pourtant j’ai pleuré de tristesse en partant, snif snif.

5/ Si tout est anticipé, c’est beaucoup moins l’aventure. Les expatriés ont souvent au fond d’eux un petit goût pour les terras incognitas, quelles soient géographiques, professionnelles ou personnelles.

6/ Un coach, c’est bien mais après on doit être parfait, en plus la boite a payé pour vous, donc on n’a plus droit à l’erreur et on ne peut plus râler tous les matins. Mon Chéri aurait peut-être dû me l’offrir ce coach … pour la paix des ménages.

J’ai épuisé le sujet des « contre » pour le moment,  passons aux points positifs:

1/ Il parait que les coachs vous aident surtout pendant les 100 premiers jours pour vous adapter, et là ça doit être pas mal pour éviter de se faire regarder de travers, voire insulter ou arnaquer par les locaux quand on n’a visiblement pas fait comme il fallait. C’est ce qu’on appelle la gestion du choc culturel, et oui Madame, ya des mots pour ça !

2/ Les coachs s’occupent de celui qui bosse ! Comme ça, celui qui suit, dit le suiveur, est tranquille. Il n’a plus à écouter tous les problèmes de boulot et peut totalement se consacrer à des choses importantes comme par exemple comment décorer sa maison et tester les restaurants et les clubs de  sports (après les restos pour avoir bonne conscience). Une fois de plus vive la futilité.

3/ Le coach peut parait-il vous aider à apprendre rapidement la langue locale grâce à des méthodes efficaces.  J’aimerais beaucoup tester ce volet du coaching, ayant déjà 3 livres du chinois pour débutants dans ma bibliothèque, ouvert chacun jusqu’à la page 4. Le problème, c’est qu’ils sont écrits en anglais, et que c’est assez dur d’apprendre la prononciation du chinois avec des exemples anglais quand on a un bon accent français en anglais. Je me comprends. OK, je vous vois venir, je vais acheter un livre de chinois en français… Ca fera 4 livres.

4/ Le coach vous aide à asssurer l’équilibre de votre vie familiale et professionnelle. Ca aussi j’aimerais beaucoup essayer, et je pense que le coach pourrait expliquer à l’employeur de Mon Chéri, que ce n’est pas la peine de faire sa semaine sur 2 jours et demi.

5/ Le Coach vous aide à gérer votre carrière à l’international et à développer votre projet de vie. Ca j’en rêve encore de ma carrière internationale. Oups, en fait le coach gère celle de Mon Chéri, moi j’ai mon projet de vie, c’est vrai, j’oubliais.  Remarquez j’en rêve aussi de mon projet de vie, sauf qu’il est souvent contrecarré par les aléas de la vie.

6/ Le Coach vous aide à gérer l’impatriation. Ici je dis Respect et Une minute de silence pour tous ceux qui sont rentrés, dont je ferais un jour parti, et qui attendent impatiemment derrière leurs carreaux embrûmés l’arrivée d’un petit rayon de soleil lumineux et printanier.

Finalement ça a vraiment du pour et du contre le coach…

Votre expatriation, Madame vous la voulez avec ou sans coach ?  Et l’accouchement vous l’avez fait avec ou sans péridurale ? Et le service, c’était dans les Paras ou la Marine ?  Allez je m’arrête là, mais dans 20 ans, il y aura deux catégories, les avec et les sans, ça fera des dîners en ville pimentés.

Sérieusement, je suis preneuse des expériences des uns et des autres.

De la dure vie d’une femme d’expatrié et de ses nombreuses activités

Aujourd’hui ce petit blog va servir de confessionnal.

L’année scolaire commençant, les activités diverses et variées proposées aux femmes d’expatriés oisives que nous sommes toutes, comme chacun le sait,  reprennent de plus belle.

Oisives, pas tant que ça :  je rappelle à ceux qui l’auraient oublié où qui se feraient encore quelques illusions sur la vie sous les cocotiers, la dure réalité de notre condition misérable d’épouse d’expat :  la parfaite épouse d’expatrié doit gérer la logistique complète de la maison, maid et shopping included, l’éducation des adolescents rebelles en régression complète et des derniers en pleine crise d’adolescence, la vie sociale de la famille entière, l’organisation des vacances et les relations publiques avec la famille etc etc… car Mon Chéri voyage et travaille beaucoup, normal il est expatrié avec un très gros boulot pleins de très grosses responsabilités et un énorme salaire (malheureusement quand on analyse le salaire  horaire, on se dit que Mon Chéri aurait mieux fait de devenir facteur, moins de risques et de stress, quoique… plus de temps libre, et il aurait enfin eu le temps de faire du sport en travaillant sur une belle bicyclette, j’aime bien les facteurs). A l’heure où j’écris, 21h30, il n’est pas rentré d’où la hargne de la phrase précédente.

Bref , Madame ou Monsieur le Suiveur, qui accompagne , que dis-je, coache  (c’est plus tendance)  sa famille en expatriation, a, s’il est bien organisé, encore quelques minutes pour se consacrer à ses activités.

Les activités, mot très important dans la communauté des expats:

– Tu fais quoi comme activité cette année, ah c’est tout, tu n’as aucune activité,  tu ne voudrais pas te charger de l’accueil des nouveaux arrivants ou du baby club, avec ton expérience des enfants….

– Euh ben non pas trop, ça me tente pas. Justement les miens sont grands, plus de couches, je profite d’un grand silence à la maison (euh surtout quand ils sont au lycée…mais de temps en temps il faut savoir mentir)

– Mais si voyons, tu devrais essayer,  en plus si tu n’as pas d’activités, tu fais quoi de tes journées ? C’est hyper enrichissant au niveau personnel d’avoir des activités

– Rien, je tricote des pulls pour quand je reviendrai en France. (Au moins je pourrai les vendre et m’enrichir au niveau de mon porte monnaie, et de toute façon, elle ne m’écoute pas je pourrais aussi bien lui dire que je prépare un diplôme d’expert comptable ou le concours des facteurs, bonne idée non ?)

– Et puis il faut que tu vois du monde, socialise… tu peux pas rester seule dans ton coin, tu vas complètement déprimer, tout le monde a des activités.

Justement je commençais à me dire que j’allais bientôt me faire un petit coup de déprime mais vaillamment je réponds :

– Non tout va bien, tu sais,  j’ai une grande vie intérieure.

Là je scotche au mur mon interlocutrice qui ne sait pas bien quoi me répondre et opposer à ma profonde vie intérieure, encadrement ou pilates ???

-T’es sûre, sinon n’hésites pas on a plein d’activités hyper enrichissantes à l’association Stroumph Bidule.

Elle est coriace, mais je ne veux pas m’engager, j’ai le droit non ? Pas si sûr !!!

– Non vraiment, j’aimerais bien mais j’ai pas trop le temps. Et là , je sors le truc infaillible : me plaindre gravement…

– Tu sais avec Mon Chéri, (le revoilou bien utile de temps en temps qu’il ne soit jamais là, personne n’ira vérifier), nous sommes en pleine crise conjugale, tu comprends ?

– Oh ma pauvre, il faut absolument que tu retrouves un boulot, s’il te plaque… mais ça me donne une idée, on pourrait monter l’activité soutien conjugal des expatriés, c’est une super idée ton truc.

Je rêve, j’hallucine, je reste pantoise et finalement je la plante et me tire avec une envie de meurtre. Et on verra demain dans le Strait Times: une expatriée française, dépressive et au bord du divorce assassine sa compatriote pour des motifs encore inconnus. On soupçonne le mari, un french lover notoire, et pourtant père de famille nombreuse, d’avoir eu une relation sexuelle avec la défunte victime.  La police singapourienne enquête.

Bref tout ça pour dire que non je ne travaille pas;  et  je pense qu’il y a d’autres alternatives dans la vie que de se forcer à faire des choses que l’on n’a pas envie de faire sous prétexte de remplir des journées qui paraissent vides aux yeux des autres. A chacun sa voie et sa liberté.

Je dédie ce post mémorable, digne d’une analyse lacano-freudienne,  à  toutes celles qui arrivent en expatriation là, tout suite, ici et maintenant, qu’il faut savoir prendre du recul, savoir dire non et se préserver,  analyser vraiment ce que l’on veux faire de cette nouvelle vie qui s’offre à vous, de ce luxe inouï d’avoir du temps devant soi, et surtout que le monde ne va pas s’écrouler parce que l’on ne travaille plus. Nul n’est irremplaçable et j’en connais quelques-un, dont Mon Chéri, qui aimeraient bien me piquer ma place au soleil. Mais je la garde soigneusement…

Glander franchement, c’est ça la branchitude attitude, mes ados n’iront pas me contredire, et ça c’est de la psycho bouddhique à 5 dollars, pas cher mais efficace.

The Christian Lacroix

 

N’en déplaise aux profs de francais et aux amoureux de la pureté de la langue, The+nom devient une marque de fabrique, un slogan publicitaire, preuve en est 2  petites photos : 

The Christian Lacroix
 
The expo est sympa…pour The Vip Expatries qui vivent dans The Singapour. Pour plus d’infos sur The horaires d’ouverture,  je conseille d’aller sur The site de The Internet :
 
 
ou d’aller baver devant The autre site que The Tartouille a trouvé par The doigté sur The clavier de The ordinateur.
 
qui vend The gros gateaux
 
 
C’est The Branchitude Attidude de parler comme ça.  Arretez là………….

Branchitude attitude chapter 2

 

Geisha ?

A Tokyo, voici le retour des mi-bas hauts, bref la branchitude attitude relookée un peu plus sexy… Plaisir des yeux comme disent nos amis Guinéens.

Branchitude Attitude

Bien évidemment la branchitude attitude existe à Singapour, patrie du shopping et du look, personne n’en doutait, point besoin de faire de tartouille sur ce fabuleux sujet.

J’ai cependant découvert, à Nanyang Academy of Art, où je traine mes savates régulièrement, d’où l’absence de post le lundi matin, donc j’ai découvert la vraie branchitude attitude. En trois points la voici ou tout ce qu’il faut savoir pour être à la pointe de la mode :

1/ Portez une mini jupe, assez raz la fesse, jusqu’ici rien d’anormal

2/ Jambes bronzées ou non, peu importe, un seul mot d’ordre, un épilation soignée (quand même…)

3/ Au dessus des jambes nues et de la jupette portez un petit top, plutôt genre bouffant, les manches style ladidi en mini, le haut, tout bouffe, c’est plus féminin.

4/ le p’tit top sera plutôt foncé, en maille fine jersey, serré au niveau des fesses.

5/ des ballerines en plastique, c’est plus pratique, ça sèche vite, surtout en ce moment où la fréquence des orages et des pluies tropicales devient extrême

Jusque là rien d’anormal me direz vous, une jupe, des ballerines et un petit top, tout cela est mignon et charmant à souhait. Sauf que point 6….

6/ souvenez -vous des Vamps et de madame Michu…

pour avoir la branchitude attitude il faut porter des mi-bas noirs en synthétiques transparent serrant le mollet, et lui donnant ainsi un léger renflement sexy; certains aiment j’imagine sinon ça n’existerait pas.

Donc en un mot comme en cent, être branché ici c’est être une vamp sans la blouse. J’aurais dû y penser. Reste maintenant à prendre discrètement la photo pour démontrer que je ne dis pas de co…ries comme d’habitude.