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A Singaporean in Paris

jusqu'au 24 avril au DBS Arts Center

Si vous avez envie de vous changer les idées, d’écouter des bonnes vieilles chansons françaises en français et en anglais, allez voir au DBS Arts Centre, la comédie musicale « A Singaporean in Paris », créée et produite par Nathalie Ribette et sa compagnie Sing Theatre. La Mama d’Aznavour est parfaite en anglais et s’insère avec délicatesse dans cette succession de tableaux décrivant l’arrivée et la vie d’un jeune artiste Singapourien à Paris. Hossan Leong tient avec beaucoup de brio et d’humour  le rôle principal de ce spectacle très distrayant qui mérite totalement l’appellation de comédie musicale, où les clichés de nos petites différences culturelles sont habilement traités : le rice cooker, les grèves, la relation au travail…. je n’en dis pas plus.

J’ai particulièrement aimé la description du singapourien en manque de Durian, qui m’a rappellé mon émotion lorsque j’ai savouré un camembert transporté avec le plus grand soin dans les soutes d’Air France, conservé au congélateur pour être ensuite  fraîchement décongelé pour une grande occasion en Afrique du Sud. Savourez !

Asian Realism

Pour une fois, je vous informe de la tenue d’une très belle exposition au Singapore Art Museum presque dès son ouverture, aucune excuse pour ne pas y aller. Le Singapore Art Museum vient  d’ouvrir son exposition sur le thème du Réalisme en Asie.

On y retrouve des oeuvres venant des 4 coins de  l’Asie, racontant les  fulgurants changements  du continent de la Corée aux Philippines, en passant pas le Vietnam, l’Indonésie, Singapour… Aux portraits de héros et de femmes peints à l’européenne succèdent des portraits de famille, des paysages exubérants, des scènes de combats et des « descriptions » des impacts causés par les nombreux conflits qui ont agité presque tous les pays du continent durant le siècle dernier. Tout donne envie d’aller plus loin et surtout on comprend mieux l’Asie d’aujourd’hui en intégrant son passé.

Cette exposition, qui se veut rassembleuse, permet de montrer sans mots à quel point l’histoire de l’Asie du XXème siècle a été riche de bouleversements, et à quel point les Asiatiques ont su intégrer les influences extérieures pour se construire leur propre identité visuelle. Bref une expo à ne manquer et à inscrire à vos agendas….

Pour en savoir plus : http://www.singaporeartmuseum.sg/exhibitions/details.php?id=46

Men Do Pause

Voici un petit cliché qui prouvera à ceux qui en doutent encore, que nos amis singapouriens ont pas mal d’humour et aiment rire de tout :

Men Do Pause

Ménopause au masculin

Malheureusement, la photo est un peu floue… C’est peut-être mieux pour les âmes sensibles qui errent sur le Web. Pour tout vous dire, je n’avais sur moi que mon téléphone portable de base (toujours pas fait fortune donc pas de I Phone) et j’ai trouvé cette perle dans les toilettes d’un cabinet d’imagerie médicale. En gros, la pub dédramatise le sujet sensible de l’andropause, ça change un peu des articles sur la ménopause, sujet qui, à mon avis, est sensible partout dans le monde.  Comme diraient nos confrères de Paris Match, le poids des mots, le chocs des photos, en voici une bonne illustration.

 Mes chers lecteurs masculins, je sais que j’en ai, gnagnagnère, Tartouille Expat ce n’est pas qu’un blog de filles, si vous vous reconnaissez dans un de ces dessins, allez tout de suite consulter !

J’aime particulirement le gentil monsieur qui regarde dans son slip…

J’espère vos commentaires de tout bord,  nombreux sur ce chef d’oeuvre publicitaire des toilettes publiques singapouriennes, par ailleurs d’une propreté irréprochable.

Bali et ses peintres

Certains l’auront déjà compris, j’aime la peinture et particulièrement celle du Sud Est Asiatique. J’ai donc entrepris cette semaine une trop courte expédition peinture à Bali.

Vous me direz, toutes les excuses sont bonnes pour justifier d’un voyage à Bali : la plus courante est d’aller y passer son voyage de noce, mais ce n’est plus pour moi, snif snif. On peut aussi aller y faire du rafting,  il parait que c’est la dernière tendance, ou alors y faire du trekking, ou du cocooning, du pubbing dans les bars, ou du même du snorkelling (quoique Bali ne soit pas le meilleur endroit pour snorkeller), j’ai choisi d’aller y faire du painting decouvring en bonne compagnie. Ce n’est pas encore tendance mais à mon avis cela pourrait bien être bientôt « The loisir » à la mode à Bali.

Comme chacun sait, Bali a été une terre de prédilection pour pas mal de peintres occidentaux dès les années 30. Des peintres indonésiens, philippins, singapouriens ont aussi été séduits par le caractère paradisiaque de cette île Hindoue. Et on retrouve le résultat dans les musées balinais. J’en ai pour ma part visité 3 : le premier, le Pasifika Museum regroupe la collection privé d’un homme d’affaires, tombé amoureux de Bali puis de la peinture que l’île a inspiré. Ce musée est idéalement situé à Nusa Dua, au milieu de nombreux complexes hôteliers et permet donc aux heureux vacanciers de faire une pause culture dans leur emploi du temps surchargés, entre massage et baignade. On y admira également une incroyable collection d’objets, masques et sculptures du Vanuatu, de Tahiti, de la Papouasie Nouvelle Guinée, collection qui n’a rien à envier à celle du Musée du Quai Branly. Viennent ensuite des salles de peintures par pays avec entre autres des indonésiens, des français, des hollandais, maîtres du portrait de belles balinaises et surtout une magnifique collection de peintures des peintres fondateurs et des élèves de l’école des Beaux Arts d’Hanoï. Pour en savoir plus : http://www.museum-pasifika.com/www.museum-pasifika.com/Home.html

Nous avons poursuivi notre exploration en allant à Ubud, situé dans le centre de l’île et rentrer dans l’esprit plus que fantaisiste de Blanco.

Le Maestro Blanco, décédé maintenant,  s’est offert une vie de rêve à Bali, entouré de sa femme, danseuse balinaise et de leurs quatre enfants et a laissé libre cours à son imagination débordante de sensualité. Le Blanco Museum est en fait la demeure somptueuse de l’artiste, l’ambiance est décadente, on se croirait dans un décor d’opéra et les femmes sont partout. Blanco a su saisir leur beauté grâce à un coup de crayon rapide et précis et un foisonnement de couleurs sans doute inspiré par sa vie balinaise. On remarquera également un portrait de Mickael Jackson, dont Blanco était un fervent admirateur.

Pour finir ce périple peinture, un visite du Neka Museum s’imposait, j’ai personnellement craqué pour 2 peintres : Abdul Aziz et Gerard Hofker. Je vous laisse savourer :

Abdul Aziz Legong Dancers

Abdul Aziz, Legong Dancers

Willem Gerard Hofker, Arja Dancers

Finalement, le charme de Bali restera sans doute intemporel grâce aux talents de ses peintres…

Flirting point et intrigues sexuelles

Cela fait déjà près de deux mois que nos amis singapouriens ont le droit de flirter, pas draguer, seulement flirter, à Singapour dans l’endroit prévu à cet effet : le « flirting point » installé devant le Singapore Art Museum.

 Au début de l’installation, il n’y avait qu’un seul banc, sauf erreur de ma part … l’endroit était donc uniquement réservé aux jeunes amoureux en mal d’anti-intimité, le flirting point est  au bord d’une des rues les plus passantes de Singapour, en plein milieu du vieux quartier colonial, et en face du SMU (Singapore Management University). Je passe souvent devant et pour le moment je n’ai vu que 2 fois un couple sous le panneau. J’imagine que c’est pour cela que maintenant il y a 4 bancs, histoire de créer une « flirting situation » un peu plus excitante. Je vous passe les détails…

Blague à part, c’est un joli pied de nez, autorisé, donné à la discrétion affichée dans les comportements amoureux des singapouriens.  Cette réelle ou apparente orthodoxie est à mettre en relation avec des agissements plus souterrains mais pas si cachés que cela : j’ai trouvé dans la librairie du National Museum un livre qui décrit très sérieusement le circuit et le réseau des escort girl avec une innovation très tendance ces derniers temps : l’apparition des escort boy.

Mesdames, régalez-vous… A quand les quotas et la parité ?

Morale de l’histoire n°1 : ici le sexe est High Class, ça fait plus chic et ça rapporte plus. Pas de places pour les prostitués pauvres…

Morale de l’histoire n°2 : qu’on ne me dise pas que les musées sont ennuyeux.