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Un bac à l’étranger et après ?

En discutant avec une de mes amies, et oui j’ai tout de même des amies non virtuelles, en chair et en os, je me suis rendue compte des  difficultés que nos chers petits adolescents peuvent rencontrer quand, enfin, ils sont en terminale et s’apprêtent à aborder l’enseignement supérieur. Fini la belle vie choyé par les gentils professeurs des tropiques, la maid à domicile, l’argent coulant à flot, le théâtre en anglais, les cours de musique à domicile, la piscine dans le lycée,  le touch rugby et le rugby sous 33°, bref fini la vie d’enfant expatrié. Il va falloir se prendre en charge !

Pause nature et photo, avant d’attaquer les problèmes de fond.

Rugby au LFS, on pousse, ça défoule

Revenons aux choses sérieuses : le parcours du futur étudiant commence en réalité dès la fin du premier trimestre et on se doit, en parent prudent et avisé que nous sommes tous, d’imaginer les trois situations suivantes :

– Votre enfant est brillant (ils le sont tous, c’est normal ce sont nos enfants, même si parfois les profs ne s’en rendent pas compte), je reprends : votre enfant est vraiment brillant et même les profs s’en sont rendu compte, il a un très bon dossier depuis  la petite section de maternelle, où il était premier en coloriage.  Aucun problème pour lui, il remplit ses dossiers par internet et sera pris en prépa à Louis le Grand ou Henri IV. Son avenir est assuré, il quittera le nid fin août, intègrera sa prépa, sera peut-être de surcroit pensionnaire. Bref vous pourrez frimer devant vos copines, qui appartiennent au 95% des parents d’enfants moyens voire nuls.

– Réflexion faite et grâce à la prise de conscience que vous venez d’effectuer en lisant ce blog magnifique, il s’avère que votre nain est moyen, ce que vous saviez depuis la petite section en vous désolant sur le côté brouillon de ces coloriages mais que vous n’osiez pas vous avouer depuis 15 ans. S’il sait à peu près ce qu’il veut faire, vous avez déjà gagné 3 points bonus dans votre quête des études parfaites, mais l’expérience prouve que c’est rare. Reste ensuite à faire ses voeux sur internet (encore …) , préparer ces dossiers pour les écoles, réserver les billets d’avions pour aller passer les examens en France ou ailleurs, tout cela ayant été soigneusement budgeté l’an dernier, car nous sommes des mères parfaites  (hum…)

A mon avis, mais je ne parle qu’en théorie, il s’agit de cibler au mieux pour éviter que votre enfant chéri ne se retrouve à poil sans études à la rentrée de septembre (pour se motiver, on l’imagine avachi devant la Télé 24h/24, 7 jours sur 7 quand on prendra le café avec les copines qui font partie des 5% d’heureux parents ci dessus cités. Rien qu’en y pensant, on regagne tout de suite son énergie pour lui coller un coup de pied au c…).  Et pour corser le tout, en papotant avec ma copine, j’ai appris qu’il y avait des quotas relativement faibles de places réservées au élèves venant des lycées français de l’étranger, d’où difficulté supplémentaire si votre Nain est vraiment très moyen.

– Et finalement, il faudrait peut être mieux que votre rejeton soit complètement nul ce qui lui donnera un an de plus pour se faire un bon dossier, pas sur votre canapé de préférence, passer de nul à brillant pour se placer dans la situation 1 (on peut rêver). Pour une fois, encouragez le à rater au passage son bac, car la pire situation serait d’avoir un dossier nul, le bac en poche, à ce moment plus moyen de redoubler et votre nain se retrouve sur le canapé devant la télé pour une durée indéterminée. Tout cela sous réserve bien sûr que le lycée le reprenne l’an suivant, au passage une petite info : pas de places en ce moment au LFS : http://www.lyceefrancais.edu.sg/index.htm, info à revérifier prochainement.

Donc pour conclure, la partie n’est pas gagnée d’avance, on pleurera toutes à chaudes larmes quand notre bébé partira brillamment en septembre prochain mais en revanche nos sanglots seront crocodilesques et rageurs s’il passe l’an prochain à glandouiller devant la télé en pillant le frigo. Sur ce, je compatis avec tous les parents de nains en terminale et leur souhaite bon courage pour la dernière ligne droite avant les examens du Bac.

2 comments to Un bac à l’étranger et après ?

  • cathy

    bonjour Hélène, j’ai eu aussi la « bonne » idée de « conseiller en passant » le ratage du bac à mon fils (nous étions en France et le problème du bac et des études après reste le meme !)… très mauvaise idée car très dévalorisante et non productive ; car quoi après ? si le gamin est nul et que les études ne le font pas « triper », à quoi bon refaire une année ? Nous avons eu la « chance » que le gamin en question ait été accepté sur concours à l’Ecole de Commerce de la Chambre de Commerce de notre ville, ça lui a donné un but pour réussir ce « fichu » bac, qu’il a eu avec Mention… et oui, la surprise peut venir de là aussi !! mais il n’y a pas que les « grandes écoles » : il y a la fac (beaucoup n’ont pas de quotas, pas de dossier, rentrée en octobre, ça laisse le temps de l’installation), les BTS, les IUT, les écoles privées, les études « post bac » comme les écoles de commerces des CCI… faut être pragmatique, tous nos enfants n’ont pas les capacités à intégrer HEC … ou la volontée de le faire… et si je peux me permettre, c’est dès la Première qu’il faut y penser, car le dossier que vous présentez aux écoles est constitué des 3 trimestres de Première et des deux de Terminale. Voilà ma modeste contribution de « maman qui est déjà passée par là » ! bon courage à toutes les autres !

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