Les tartines par date

octobre 2009
L M M J V S D
« Sep   Nov »
 1234
567891011
12131415161718
19202122232425
262728293031  

Se dépayser à Singapour

30° et un ciel nuageux depuis une semaine, rien de tel pour dégouliner chaque jour un peu plus  dans une moiteur erreintante où chaque mouvement sous le soleil devient difficile. Les jambes sont lourdes, le cerveau ralentit, le blog reste en panne, c’est la catastrophe.  

Aujourd’hui, grand week-end de beau temps, la chaleur est encore plus accablante et j’ai enfin trouvé le moyen de lutter contre ce climat usant. Mes gentils lecteurs de France doivent me trouver bien râleuse, mais en bonne française, je ne me renie pas, donc je me plains de mon quotidien.

Bon bref,  j’ai trouvé la solution pour recréer des saisons quand il n’y en a plus et que l’on en peut plus du climat tropical, et cette solution est pas chère, pratique et réversible. Point besoin de creuser une piscine dans son jardin, il suffit d’un bon climatiseur réglé à 18°. Je sais, 18°, ce n’est pas une température d’automne français mais ce qui compte c’est l’écart thermique avec son environnement quotidien.

Ensuite on s’habille avec la tenue adéquate à savoir :  un vieux jean bien doux, une paire de chaussette, un col roulé, sur lequel on enfile une robe de chambre sans oublier les charentaises. Les puristes rajouteront le petit bonnet de laine avec un pompom. Côté alimentation, on oublie les salades fraîcheurs de pamplemousse et crevette et on mitonne une petite blanquette bien de chez nous. Au goûter, deux tranches de brioche et un bon chocolat chaud devant la télé et hop, on se croirait en automne en France.

Coût de l’opération : un climatiseur, facile à trouver ici, une robe de chambre et une paire de charentaise, là c’est beaucoup plus challenging….

Effet froidure garanti : s’il pleut dehors on imagine que cette pluie est glacée et s’il fait beau on imagine qu’il fait 5° et on pense ski et sports d’hiver.

Le seul truc, c’est qu’il ne faut pas mettre le nez dehors pendant au moins 24h, ça marche mieux. Et de toute façon, au bout de 24h, on craque totalement et on a qu’une seule envie, retrouver ses tongs avec bonheur.

Les expatriés au Canada peuvent opérer le processus de dépaysement garanti inverse : chauffage à 35°, tongs et maillot de bain, sable déversé dans la cave et poster de cocotiers.

Allez, je vais piquer une petite tête dans la piscine, avec mes charentaises. Ca va faire sensation.

Anthony Poon et Lu Hao

Je fais encore de la pub pour deux artistes exposés au Singapore Art Museum, allez y pendant qu’il est encore temps, ces deux expos se finissent très prochainement.

Anthony est le « grand » peintre abstrait des années 60-70, il nous propose ses grands formats colorés et l’on voit très bien dans cette exposition l’évolution de son art.  Ses oeuvres peuvent paraître bien banales à l’heure d’aujourd’hui mais il ne faut pas oublier qu’à l’époque, Anthony Poon était un des rares peintre singapourien, voire aisatique, à partir dans de telles recherches autour de la couleur et de la forme. Il a inspiré une bonne partie des artistes d’aujourd’hui et libéré les modes d’expressions, les artistes singapouriens lui doivent beaucoup.  

Lu Hao, jeune quadragénaire chinois, extrêmement célèbre pour ses palais en plexiglas décorés de petites bestioles, a axé essentiellement son travail sur la ville : comment peut-on la percevoir en ces temps d’expansion galopante, de quoi se souviendra t-on dans plusieurs années, des nombreux building ou de la destruction systématique des vieux quartiers des villes chinoises ? Lu Hao nous propose une vision du monde citadin qui ne laissera personne indifférent.

Bref deux expositions exhaustives sur deux artistes majeurs de ces dernières années. Bonne visite à ceux qui ont la chance d’être à Singapour.

 

Anthony Poon and Lu Hao

Defending the caveman au DBS Arts Center

Pour ceux qui résident à Singapour, et qui ne l’ont pas encore vu, voici la pièce à ne pas manquer, sous aucun prétexte…

defending the caveman

Le texte est hilarant, et l’acteur excellent. Tout couple qui se respecte se retrouvera dans ces tranches de vie et finalement on se rend que nos petits problèmes conjugaux et surtout nos petites manies féminines et masculines sont bien communes.

Que celles qui n’ont jamais passé hostensiblement l’aspirateur devant leur Chéri en espérant, sans jamais le demander, que le Chéri avâchi dans son fauteuil se lève et propose de l’aide ménagère se dénoncent sur ce blog. Et ceux qui n’ont jamais compris pourquoi il était indispensable à toute femme qui se respecte de renouveler régulièrement leur garde robe ou d’amasser des objets décoratifs trouveront la réponse dans cette très bonne pièce de théâtre.

Cela vaut une psychothérapie familiale de 2 ans, ça ne dure que 2h mais on aimerait en avoir un peu plus, bref c’est à voir. Defending the Caveman est programmé à Las Vegas à Noël prochain, pour ceux qui ne peuvent se rendre à Singapour d’ici la fin de la semaine.

Le stress et la constipation du poisson d’aquarium singapourien : un problème de société

Voici trois fabuleux clichés extraits du Strait Times, à la rubrique petites annonces, qui me laisse penser qu’on a les problèmes que l’on mérite.

 

Analyse de la constipation

Analyse de la constipation

poisson constipé

That is the question

Très sérieusement nos amis du journal local ont donc consacré à cet ennuyeux problème près de trois petites colonnes. J’ai  surtout beaucoup aimé l’anlyse des symptômes : gros ventre et diminution de la quantité d’excréments, ce qui, de  fait,  donne moins de boulot à la ménagère de l’aquarium. Mais ce que j’ai vraiment découvert c’est que le stress du poisson était en partie du à ses soucis d’intestins. Il faut le savoir. D’où l’analyse suivante : comment reconnaît-on un poisson stressé : listlessness; apathie, solitude et perte d’appétit…. Au moins on apprend du vocabulaire !

Cet article m’a ammené à une réflexion quasi métaphysique sur la psychologie piscicole :  pourquoi un poisson se constipe t-il ,  y a t-il d’autres sources de stress du pauvre petit poisson?

Quelques éléments de réponses sont ci dessous proposés, qui appellent à un vrai débat :

– le poisson singapourien est trop bien nourri,

– il ne mange pas assez de légumes et de fruits

– l’incessant ballet du poisson dans son aquarium, pour distraire son propriétaire, est source de stress

– un stress insconcient et collectif du poisson qui craint son prédateur, l’homme, et sa canne à pêche.

– un éclairage extérieur défaillant, l’absence de bruits rassurants d’autres amis poissons.

– une formation défaillante du poisson à l’apprentissage de la zénitude attitude. 

 

J’attends la suite de vos réponses avec impatience pour enclencher enfin un vrai débat !

Je cherche aussi des éléments de réponses sur la constipation de l’expatrié et des conséquences de cet état sur son niveau de stress, du à la perte des repères, à l’éloignement de sa famille, aux différences interculturelles, à l’absence de travail du conjoint qui suit etc etc…

En conclusion,  je laisse la parole au fabuleux dessinateur des classified du Strait Time

 

Attention aux gaz, propulsion inversée

Attention aux gaz, propulsion inversée